Pirelli - Encore des "points d'interrogation" autour des pneus 2017

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Pirelli - Encore des
Jonathan Noble
Par : Jonathan Noble
Co-auteur: Roberto Chinchero
Traduit par: Fabien Gaillard
7 janv. 2017 à 11:30

Pirelli a indiqué qu'il faudrait attendre les premières courses de la saison 2017 de Formule 1 pour savoir véritablement si ses nouveaux pneus plus larges atteindront leurs objectifs pour la nouvelle génération de voitures.

Mario Isola
Pascal Wehrlein, Mercedes AMG F1 teste les pneus Pirelli 2017
Günther Steiner, Team Principal Haas F1 Team et Mario Isola, Directeur de Pirelli Racing
Kimi Raikkonen, Ferrari et Daniel Ricciardo, Red Bull Racing testent les pneus Pirelli 2017
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing teste les pneus Pirelli 2017
Max Verstappen, Red Bull Racing teste les pneus Pirelli 2017
Kimi Raikkonen, Ferrari teste les pneus Pirelli 2017
Pascal Wehrlein, Mercedes AMG F1 teste les pneus Pirelli 2017
Kimi Raikkonen, Ferrari teste les pneus Pirelli 2017
Kimi Raikkonen, Ferrari teste les pneus Pirelli 2017
Pirelli tyres at dawn
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing teste les pneus Pirelli 2017
Kimi Raikkonen, Ferrari teste les pneus Pirelli 2017
Pascal Wehrlein, Mercedes AMG F1 teste les pneus Pirelli 2017

Malgré un programme de tests important mené avec des voitures-mulets de Red Bull, Ferrari et Mercedes l'an passé, le manufacturier admet qu'il y a encore des interrogations à l'aube de la saison à venir. Cela en raison du fait que les voitures modifiées - avec l'objectif de simuler les niveaux d'appui de cette année - n'ont pas produit le degré de forces que les monoplaces 2017 génèreront.

Le manager sportif de Pirelli, Mario Isola, a clairement indiqué, depuis un moment, que les mulets étaient un peu en retrait dans ce domaine et il affirme que c'est la raison pour laquelle il ne veut pas encore en dire trop concernant les gommes 2017.

"Ils [les mulets] manquaient un peu de performance", a expliqué Isola à Motorsport.com. "Même si les voitures modifiées visaient à simuler les niveaux d'appui que nous trouveront, nous n'avons pas vu la véritable performance que nous aurons en 2017."

"Nous avons vu, grâce aux simulations qui nous ont été envoyées par les équipes, basées sur des modèles avec les nouvelles voitures, que la performance sera meilleure que celle que nous avons eu de la part des mulets."

"Cela nous conduit à avoir encore quelques points d'interrogation sur les retours qui viendront de la piste lors des premiers tests et lors des toutes premières courses du championnat du monde."

Malgré l'incertitude, Isola est désireux de souligner que les problèmes potentiels ne seront pas liés à la sécurité, mais à la dégradation et aux caractéristiques thermiques. "Ce n'est pas un problème d'intégrité, parce que nos tests en usine sont calibrés pour les valeurs qui nous ont été données par les simulations des équipes."

"Mais ces simulations sont une chose. Il y aura une fenêtre de performance complètement différente dans laquelle les équipes vont arriver dans la seconde moitié de saison, où nous sommes souvent en piste avec de hautes températures."

"Est-ce que la dégradation et la surchauffe seront les mêmes qu'avec les simulations ? C'est une vérification que nous ne pouvons faire qu'en piste."

Les retours des pilotes

Une des requêtes des pilotes auprès de Pirelli concernait le fait de disposer de pneus leur permettant d'attaquer plus, cette nouvelle nécessité ayant surtout été conditionnée par des exigences contractuelles de la part de la FIA. Il y a depuis longtemps des plaintes au sujet du niveau d'économie nécessaire des pneus, et les pilotes souhaitent pouvoir aller plus vite sans craindre une forte dégradation ou une surchauffe.

Isola explique que les requêtes des pilotes ont été prises en compte et que les premières analyses effectuées montraient que les pneus 2017 avaient corrigé ces problèmes. "Ce sont des composés totalement nouveaux. Nous avons rencontré une très faible dégradation et, dans les rares cas où il y a eu de la surchauffe, c'est rapidement revenu à la valeur optimale."

"Les pilotes ont eu des requêtes spécifiques pour nous à ce sujet, parce que s'ils suivaient une autre voiture en course, alors ils perdaient de l'appui, glissaient plus et ainsi surchauffaient leurs pneus."

"Notre but est que le pneu revienne à une condition normale dans un laps de temps très court, ce qui aidera à améliorer l'adhérence. Lors des tests, nous avons vu que cet objectif avait été atteint, mais cela doit être vérifié avec les véritables voitures [pour 2017], donc nous attendons les toutes premières courses."

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Séries Formule 1
Auteur Jonathan Noble
Type d'article Actualités