Pirelli - Le niveau des F1 ne sera connu qu'en Chine ou à Bahreïn

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Pirelli - Le niveau des F1 ne sera connu qu'en Chine ou à Bahreïn
Par : Lawrence Barretto
12 janv. 2017 à 15:50

Selon le directeur de Pirelli Motorsport, Paul Hembery, les véritables performances des nouvelles F1 ne seront pas connues avant le Grand Prix de Bahreïn, voire celui de Chine.

Des pneus Pirelli
Pirelli tyres
Paul Hembery, directeur Pirelli Motorsport
Kimi Raikkonen, Ferrari teste les pneus Pirelli 2017
Pascal Wehrlein, Mercedes AMG F1 teste les pneus Pirelli 2017
Kimi Raikkonen, Ferrari et Daniel Ricciardo, Red Bull Racing testent les pneus Pirelli 2017
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing teste les pneus Pirelli 2017
Max Verstappen, Red Bull Racing teste les pneus Pirelli 2017
Pascal Wehrlein, Mercedes AMG F1 teste les pneus Pirelli 2017
Pascal Wehrlein, Mercedes AMG F1 teste les pneus Pirelli 2017
Kimi Raikkonen, Ferrari teste les pneus Pirelli 2017

Le nouveau règlement technique mis en place va produire des monoplaces au look plus agressif, avec des ailerons plus larges, davantage d'appui aérodynamique et des pneus plus imposants. La nouvelle donne pneumatique sera l'une des données cruciales, mais propose également des incertitudes encore nombreuses.

Directeur de Pirelli Motorsport, Paul Hembery s'attend d'ailleurs à voir les équipes masquer leur réel niveau de performance lors des essais hivernaux qui auront lieu à Barcelone, à partir de la fin du mois de février.

"Lors des essais de Barcelone, nous ne saurons pas vraiment où en sont les équipes, car c'est une période durant laquelle elles ne voudront pas montrer leur jeu", prévient Hembery, interrogé lors du salon Autosport International.

"Il y aura beaucoup de gens qui essaieront de dissimuler leur véritable niveau de performance, ou qui se demanderont ce qu'ils doivent faire car ils n'arriveront pas à être proches d'équipes qui seront peut-être en train de cacher leur jeu. Peut-être même en Australie ; il pourrait y avoir des résultats étranges. Il faudra plutôt attendre la Chine et Bahreïn avant de voir les véritables performances des voitures."

Un risque d'être conservateur ?

Comparativement à ces dernières années, les pneus 2017 devraient présenter un niveau de dégradation moins fort. De plus, Hembery prévoit que les gommes fournies par Pirelli délivrent 25% d'adhérence de plus qu'auparavant. Ces deux facteurs combinés devraient donc réduire le nombre d'arrêts au stand lors des Grands Prix, d'autant que Pirelli craint d'avoir adopté une approche peut-être trop conservatrice.

L'an dernier, Pirelli a mené des essais avec des monoplaces 2015 modifiées pour simuler les niveaux d'appui 2017, mais ces F1 ont toutefois causé des maux de tête au manufacturier de pneus car elles n'apportaient pas satisfaction.

"Le problème que nous avons eu, c'est que nous avons fait des essais avec des voitures qui sont cinq secondes plus lentes que celles que nous allons voir à Barcelone", regrette Paul Hembery. "Au niveau du composé, c'est un peu un défi pour nous car il faut travailler dans une très petite fenêtre [de performance]. Si les chiffres ne sont pas ceux que l'on nous a indiqués, nous pourrions avoir été trop conservateurs."

Améliorer les pneus pluie

L'autre chantier de Pirelli concerne les progrès à faire avec les pneus pluie, alors que le Grand Prix du Brésil 2016 a mis en lumière le manque d'efficacité des gommes "full wet" de la firme milanaise. Pour y remédier, le manufacturier entend mener des essais privés au cours des deux prochains mois, et négocie actuellement avec Mercedes, Red Bull et Ferrari pour utiliser une de leurs F1 2015 modifiées.

"Nous travaillons sur le développement [des pneus pluie] en cours de saison, ce que nous sommes autorisés à faire cette saison alors qu'avant, nous n'avions pas le droit de faire des essais", explique Hembery. "Ces trois dernières années, je crois que nous avons fait trois journées d'essais. Désormais, nous avons 25 jours/voiture par saison, donc nous avons un programme pour changer les pneus pluie en cours d'année."

"Nous voulons améliorer les caractéristiques de mise en température. Nous allons avoir des départs arrêtés [sur piste humide], donc les pneus seront froids. Comme nous le faisons en GP2, où il n'y a pas de couvertures chauffantes, nous devons essayer d'avoir un produit qui monte bien plus vite en température."

"Ces essais auront lieu en février et mars. Nous essayons d'avoir une des voitures hybrides que nous avions utilisées en fin d'année dernière, et nous essayons de convaincre une des équipes de la sortir du musée et de nous autoriser à travailler un peu plus."

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Séries Formule 1
Auteur Lawrence Barretto
Type d'article Actualités