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Pirelli opposé à deux arrêts obligatoires en F1

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Pirelli opposé à deux arrêts obligatoires en F1
Par :
Co-auteur: Adam Cooper
25 sept. 2019 à 12:31

Mario Isola, responsable Pirelli F1, est opposé à plusieurs propositions faites pour tenter d'apporter du spectacle en F1, comme une restriction de l'usage de certains mélanges sur les week-ends de course en essais libres, ou encore l'obligation des équipes d'observer deux arrêts en course.

Parmi les nombreuses propositions ayant été faites lors des récentes réunions visant à trouver des solutions pour apporter plus de spectacle en course, il a été suggéré que les pilotes puissent être limités dans l'usage de l'un des trois mélanges disponibles au cours du week-end pendant les essais libres. Le but ? Créer de l'incertitude sur la manière d'utiliser au mieux chaque composé le jour de la course, en l'absence de données.

Un scénario de ce type s'est déjà produit par la force des choses en quelques occasions, comme lorsque la pluie a empêché les équipes de rouler en essais libres avec tous les types de composés avant d'arriver au jour de course ; ou lorsqu'un pilote ne dispose que d'un train de pneus durs pour tout le week-end et se garde de les passer le vendredi et le samedi.

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L'idée, cependant, ne réjouit pas Pirelli, qui craint d'une part pour son image de marque en cas de mauvaise maîtrise par les teams des pneus, ainsi que pour la sécurité. "En 2021, nous aurons des pneus totalement nouveaux, ce qui fait que les équipes auront aussi besoin de temps pour les comprendre. Il y a eu des discussions au sujet de la possibilité d'utiliser seulement certains composés spécifiques en essais libres et de ne pas donner l'opportunité aux équipes de collecter trop d'informations dans le but d'apporter un caractère d'imprévisibilité pour la course du dimanche", relate Isola.

"Mais cela signifie que les équipes avec de jeunes pilotes ont un gros désavantage. C'est peut-être possible en 2020, car nous aurons une taille et un type de pneus bien connus des équipes, mais pas en 2021, avec les pneus 18 pouces et des voitures totalement nouvelles. Nous entrons dans le domaine de l'inconnue et cela signifie que ce sera très, très difficile pour les jeunes pilotes. Ils n'ont plus de tests, ou seulement des tests limités, et en plus de cela, s'ils ne peuvent pas utiliser trois types de mélanges en essais, on peut aisément imaginer à quel point ce sera difficile pour eux."

Contre le fait d'imposer deux arrêts en course

Isola n'aime pas plus la proposition de forcer les pilotes à utiliser les trois types de pneus sur chaque Grand Prix, au lieu de deux comme actuellement. Cela reviendrait à forcer les équipes à réaliser au minimum deux arrêts sur chaque course.

"Il y a eu une discussion à ce sujet. Mon sentiment sur ceci est que ça ne sera pas approuvé car en plus de fournir des contraintes additionnelles pour utiliser les trois mélanges, il faut pousser les équipes à toutes aller dans la même direction. Si l'objectif est d'avoir des stratégies différentes, nous ne prenons pas la bonne direction pour que ce soit le cas en imposant l'utilisation des trois mélanges."

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Toujours autour des pneus, l'une des éventualités discutées serait de permettre aux équipes de disposer d'une liberté totale dans le choix des cinq mélanges de la gamme Pirelli, au lieu de ne disposer que de trois options par week-end. "Il s'agit d'une autre discussion", souffle Isola. "Nous avons proposé notre disposition à fournir des choix supplémentaires et en gros laisser les équipes décider ce qu'elles veulent."

"Peut-être que sur certaines courses, il faudra imposer une limite, car si l'on utilise le C4 à Suzuka ou Silverstone, cela pourrait être un choix agressif", poursuit-il, revivant le spectre des explosions de pneumatiques vues il y a quelques années lorsque les équipes poussaient les pressions d'exploitation et l'endurance de la trame des gommes au-delà des limites du raisonnable. "Peut-être que des équipes le feraient pour se trouver en meilleure position en qualifications, mais la course serait impactée car ils ne pourraient rouler que trois ou quatre tours compte tenu de la sévérité du circuit."

 

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Auteur Guillaume Navarro