Formule 1
02 juil.
-
05 juil.
EL1 dans
23 Heures
:
04 Minutes
:
40 Secondes
C
GP de Styrie
09 juil.
-
12 juil.
C
GP du 70e Anniversaire
06 août
-
09 août
EL1 dans
36 jours

Pirelli ne compte pas utiliser son pneu prototype à Zandvoort

partages
commentaires
Par :
9 mars 2020 à 17:30

Bien qu'un composé pneumatique prototype ait été testé lors des essais hivernaux de Barcelone, Pirelli n'a pas l'intention de l'utiliser pour le Grand Prix des Pays-Bas.

Pour la première épreuve néerlandaise du Championnat du monde depuis 1985, Zandvoort a rénové sa piste et y a créé deux bankings, dont un dans le virage Arie Luyendyk, le dernier du tracé, avec une inclinaison de 18° – quasiment le double de celle des bankings du célèbre circuit d'Indianapolis.

Lire aussi :

Un tel profil engendre des charges supplémentaires et inhabituelles pour les pneumatiques. Afin de parer à toutes les éventualités, Pirelli a donc fourni deux trains de pneus prototypes à chaque écurie pour les essais hivernaux de Barcelone, bien que la piste catalane ne dispose pas d'un banking. Les équipes ont également pu tester les gommes classiques avec des pressions différentes afin de trouver la meilleure solution.

"Quand Zandvoort a décidé de changer de tracé, nous sommes entrés en contact avec les équipes, avec la société Dromo de Jarno Zaffelli qui a modifié la piste, et avec la FIM [Fédération internationale de motocyclisme, ndlr] et FOM [Formula One Management]", explique à Motorsport.com Mario Isola, directeur de la compétition automobile chez Pirelli. "L'objectif était de mesurer la charge additionnelle avec des simulations fiables nous donnant la charge, les vitesses et la force supplémentaire exercée sur les pneus. Il est ressorti des données que les pneus avant seront soumis à une plus grande force."

"Pour cette raison, la première réaction a été d'augmenter les pressions de gonflage à l'avant, mais cela voulait dire créer une différence entre l'avant et l'arrière et théoriquement des difficultés d'équilibre. Pour éviter ce problème, nous avons donc pensé à un pneu prototype avec une construction renforcée afin d'utiliser une pression plus basse. Lors des tests, nous avons voulu confronter le pneu prototype à pression normale avec le pneu actuel à pression plus élevée afin de voir quel était le résultat en termes d'équilibre et de performances."

Mario Isola, directeur, Pirelli Motorsport

"Nous avons donné des indications sur la manière d'utiliser les pneus. Les pneus avant standard avaient une pression de 26 psi [1,79 bar] et les prototypes (reconnaissables grâce à leur bande noire) de 24 psi [1,65 bar]."

Le bilan ? "Les retours ont été positifs avec les deux solutions, parce qu'au final les équipes n'ont pas trouvé de grandes différences, si bien que ces deux voies seront possibles."

Pirelli va donc poursuivre son étude de la situation, notamment avec une analyse du niveau d'adhérence réel de la piste de Zandvoort, qui vient de rouvrir ses portes. Le manufacturier italien comptera également sur les simulations des écuries pour disposer de chiffres fiables afin de pouvoir prendre une décision. Cependant, sa préférence est claire : "Si nous pouvons utiliser le pneu standard, c'est mieux. Les performances sont quasiment identiques, la seule différence est que le prototype a une montée en température légèrement plus lente."

Quant à savoir si le composé prototype pourrait être utilisé si les performances des monoplaces venaient à augmenter bien plus que prévu, Isola est plus que sceptique. "Non, je ne crois pas qu'il y ait une nécessité de ce type, ni qu'il soit prévu de le faire. Le pneu homologué est celui de l'année dernière et si les monoplaces augmentent leurs performances nous augmenterons les pressions. C'est ce qui est convenu", conclut l'Italien.

Propos recueillis par Franco Nugnes

Avec Léna Buffa

Article suivant
Ferrari va courir à Melbourne pour "donner le sourire aux gens"

Article précédent

Ferrari va courir à Melbourne pour "donner le sourire aux gens"

Article suivant

Brawn : Collaborer avec Netflix, pas rentable mais bénéfique

Brawn : Collaborer avec Netflix, pas rentable mais bénéfique
Charger les commentaires

À propos de cet article

Séries Formule 1
Auteur Benjamin Vinel