Pirelli surveille de près le resurfaçage des circuits

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Pirelli surveille de près le resurfaçage des circuits
Par : Basile Davoine
16 mars 2018 à 10:00

Pirelli suit de très près les projets de chaque organisateur de Grand Prix en matière de changements qui peuvent être apportés à une piste.

Un pneu Pirelli de Red Bull Racing
Le premier départ avorté de la course
Mario Isola, directeur de la compétition de Pirelli
Vue aérienne de l'Autrodrome de Sotchi
Kimi Raikkonen, Ferrari SF71H
Mécanicien Red Bull Racing et pneus Pirelli
Un technicien Pirelli
Lance Stroll, Williams FW41
Le Circuit Paul Ricard du Castellet après les travaux de la piste
Des pneus Pirelli
Des pistolets pneumatiques
Une ingénieure Pirelli et un directeur technique
Un ingénieur Pirelli et Nikita Mazepin, Sahara Force India VJM10
Des pneus Pirelli
Esteban Ocon, Force India VJM11

Cette année, trois circuits ont procédé à un resurfaçage complet, à commencer par Barcelone, où ont eu lieu les essais hivernaux. Silverstone a également pris ce chemin, tout comme le Circuit Paul Ricard, théâtre en juin prochain du retour du Grand Prix de France.

Dans chaque cas de figure, les motivations entraînant un resurfaçage ont des origines différentes. Par exemple, les promoteurs de l'Autodrome de Sotchi réfléchissent également à cette possibilité, mais principalement dans l'optique d'améliorer le spectacle avec un tarmac entraînant plus de dégradation.

"J'ai lu que le promoteur travaillait sur le circuit pour comprendre si des changements pouvaient être faits afin d'améliorer le spectacle", répond à Motorsport.com Mario Isola, directeur sportif de Pirelli. "Un des changements possibles est de resurfacer le circuit afin de générer davantage de dégradation, et c'est évidemment quelque chose qui nous intéresse car il y a un impact sur la sélection des pneus. Mais nous sommes en contact avec le promoteur et nous regarderons bientôt quels sont les plans. S'ils décident de changer, nous adapterons bien sûr notre choix."

"Au final, c'est une décision que prend le circuit. À Barcelone, cela venait principalement du fait que c'était assez bosselé et ils ont décidé de resurfacer la piste pour éliminer ces bosses. C'est quelque chose qui se fait au bout d'un certain nombre d'années, l'an dernier c'était en Australie, en Malaisie – qui ne figure plus au calendrier – et à Budapest. L'année prochaine ce sera peut-être l'Australie, donc c'est quelque chose qui est décidé par l'organisateur et le circuit."

"Pour nous, il est important d'avoir l'information à temps pour envoyer les ingénieurs prendre des mesures, car nous mesurons l'abrasivité du tarmac au laser et nous fournissons des données aussi aux équipes. Nous avons donc du travail à faire lorsqu'ils changent ou resurfacent le circuit."

De bonnes conditions pour rester en F1

En tant que manufacturier unique, la firme italienne doit répondre à un cahier des charges spécifique, qui ne l'a d'ailleurs pas épargnée de nombreuses critiques par le passé, et a souvent regretté le manque d'opportunités mises à sa disposition pour tester ses produits et les préparer. Avec l'accord actuel, un plan précis a pu être mis en place avec toute une série de tests organisés au cours de l'année, et pouvant impliquer chaque écurie si elle le souhaite.

Pirelli dispose actuellement de 25 journées d'essais (avec une seule monoplace) qui peuvent être réparties dans l'année, comme ce sera de nouveau le cas en 2018. Un plan dont le manufacturier s'accommode désormais avec satisfaction.

"Le système actuel avec 25 jours par an fonctionne plutôt bien", assure Mario Isola. "Il est clair que si vous demandez à un manufacturier combien il veut faire d'essais, nous en voulons beaucoup plus, mais nous devons être réalises et comprendre que c'est un championnat avec 21 Grands Prix, donc les équipes sont très occupées toute l'année. Avec ce système, nous pouvons attribuer une séance d'essai à chaque équipe, ainsi que des séances supplémentaires, avec les pneus pluie et intermédiaires, et ce système fonctionne assez bien."

"En plus de ça, l'année dernière nous avons eu un test à Abu Dhabi qui était très important pour valider la gamme de composés et la construction des pneus pour l'année suivante. Nous voulons donc conserver le système, au moins tel qu'il est actuellement. Pour l'avenir, nous verrons s'il y a une possibilité d'augmenter le nombre de jours."

Les conditions de l'engagement de Pirelli en F1 lui permettent aujourd'hui d'émettre le souhait d'y rester au-delà du contrat en vigueur, qui prendra fin à l'issue de la saison 2019. Une fois l'appel d'offres lancé, l'entreprise prévoit ainsi d'être candidate à sa propre succession. 

"C'est un processus dont se chargent la FIA et la FOM", rappelle Mario Isola. "Nous sommes intéressés pour continuer, donc nous voulons renouveler le contrat. Pour ce qui est de savoir quand ça va se passer, je crois que ce sera cette année, car l'année prochaine sera la dernière du contrat actuel et, habituellement, le processus débute un an avant. Quand exactement, je ne sais pas, car nous devons attendre l'habituel appel d'offres puis y répondre."

"La durée normale d'un contrat est de trois ans. Par le passé, nous avons débuté en 2011, pendant trois ans jusqu'en 2014, puis 2014-2016, et le dernier de 2017 à 2019. À moins d'un changement – mais ce n'est pas la décision de Pirelli –, la période sera de trois ans." 

Propos recueillis par Léna Buffa

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Séries Formule 1
Auteur Basile Davoine
Type d'article Actualités