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Budget : Le COVID-19 "a ouvert les yeux" aux top teams

Franz Tost se félicite des avancées réalisées sur le plafond budgétaire, encore plus marquées que prévu initialement en raison de la crise du COVID-19.

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Budget : Le COVID-19 "a ouvert les yeux" aux top teams

Voilà longtemps que l'idée d'un plafond budgétaire circulait dans le paddock de la Formule 1 sans jamais se concrétiser. Depuis le 1er janvier dernier, c'est une réalité, avec une limite initialement fixée à 175 M€ pour 2021 et finalement abaissée à 145 M€ lorsque la crise du coronavirus a commencé à faire sentir ses effets. Ce n'est que le début : ce plafond descendra à 140 M€ l'an prochain, puis 135 M€ en 2023. En sont actuellement exclues certaines dépenses comme le salaire des pilotes.

Cette mesure est particulièrement bienvenue pour sauvegarder l'avenir des petites équipes. Chez AlphaTauri, qui n'aura que peu de sacrifices à faire pour atteindre le niveau en vigueur, on fait contre mauvaise fortune bon cœur en saluant l'un des rares impacts positifs de la pandémie due au coronavirus.

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"Concernant le plafond budgétaire, sans ces problèmes de COVID-19, les top teams n'auraient pas été si ouverts au fait de réduire la quantité d'argent qu'ils veulent dépenser à 145 M$ pour la première année", déclare Franz Tost, directeur d'équipe, pour Motorsport.com. "Tout le monde s'est rendu compte à quel point ça pouvait devenir difficile à l'avenir. C'est rare que les écuries de Formule 1 travaillent ensemble, car chacun a son propre intérêt et ne prête malheureusement pas attention à la situation dans sa globalité. Mais je crois que cette situation spéciale, avec le COVID-19, leur a ouvert les yeux : il y a simplement moins d'argent sur la table que prévu. Si l'on a moins d'argent, on ne peut dépenser que l'argent que l'on a. Par conséquent, je crois que certains de mes collègues ont un peu changé d'avis."

Pierre Gasly, AlphaTauri AT01, Sebastian Vettel, Ferrari SF1000

Le plafond budgétaire est malgré tout un casse-tête pour les top teams, qui doivent trouver le moyen de diviser leur budget par deux, avec précédemment environ 800 employés à Milton Keynes et 1000 à Maranello et à Brackley, sans compter les départements moteur, qui sont exclus du plafond. Bien sûr, Ferrari peut rediriger certaines ressources humaines vers sa conception et production de supercars, tandis que Mercedes et Red Bull se lancent dans d'autres projets tels que la Formule E pour la marque à l'étoile. Ces écuries avaient néanmoins été autorisées à effectuer une période de transition de six mois pour s'adapter au plafond budgétaire… et pourtant, en novembre dernier, la Scuderia trouvait cela insuffisant.

"Il est très important que nous ayons trouvé un accord avec toutes les équipes, la F1 et la FIA pour un atterrissage en douceur, sachant qu'avec la situation du COVID, le fait est qu'il est très difficile de licencier des gens en ce moment", déclarait alors Mattia Binotto, directeur d'équipe. "Sachant également que ce serait complètement le mauvais message à envoyer, licencier des gens quand nous sommes en situation de pandémie."

"Vu que la pandémie n'est pas finie et que nous restons, disons, en état d'urgence, ce mécanisme de six mois devra être réévalué à un moment, et nous devrions tenter de le prolonger jusqu'à la fin de l'année [2021]. C'est quelque chose que je souhaite ardemment et dont je discuterai avec la FIA et les autres équipes pour savoir s'il y a la moindre possibilité de répondre à ce qui demeure une situation d'urgence. En même temps, nous nous organisons. Nous essayons de restructurer notre écurie. Nous essayons de réallouer des personnes sur les voitures de route car nous restons une très grande entreprise. Mais il s'agit d'un exercice difficile. La situation n'est pas évidente."

Les écuries peuvent en tout cas craindre une nouvelle saison de galère. Vingt-trois courses étaient au programme de cette campagne 2021, mais la pandémie a déjà entraîné le report des Grands Prix d'Australie et de Chine, aucune date n'ayant encore été trouvée pour ce dernier. De plus, la troisième manche du calendrier, prévue le 2 mai après le retour d'Imola, demeure indéfinie.

"J'espère vraiment que nous allons retrouver la normale", commentait Franz Tost avant ces premiers reports. "Comme vous pouvez l'imaginer, la FOM n'a pas reçu l'argent que nous avions prévu l'an dernier, car s'il n'y a pas de spectateurs, les organisateurs ne donnent pas tant d'argent à la FOM, et la FOM ne peut pas nous fournir l'argent que nous avons prévu dans notre business plan."

Propos recueillis par Luke Smith et Adam Cooper

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Auteur Benjamin Vinel