Le podium est encore loin pour Ferrari

Malgré un premier Grand Prix encourageant en 2021, la Scuderia Ferrari préfère ne pas crier victoire (ou plutôt podium) trop tôt.

Le podium est encore loin pour Ferrari

Après une saison 2020 à oublier, Ferrari est de retour aux avant-postes. Enfin, tout est relatif : Mercedes et Red Bull paraissent intouchables, mais les bolides rouges semblent être bien mieux placés par rapport à leurs rivaux du milieu de tableau, à savoir McLaren, Aston Martin, Alpine et AlphaTauri.

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Au Grand Prix de Bahreïn, Charles Leclerc a justement impressionné en étant le "meilleur des autres" avec la quatrième place en qualifications, à moins d'un dixième de la Mercedes de Valtteri Bottas, avant de se classer sixième en course – avec 38 secondes de retard sur Bottas, troisième, avant l'arrêt au stand de ce dernier à deux tours du but. Avec la huitième position de Carlos Sainz à l'arrivée, voilà une belle moisson de 12 points pour la Scuderia. Cependant, à Maranello, on se garde bien de tout triomphalisme.

"L'écart reste très clair par rapport aux concurrents de pointe, il restait grand en course. Nous sommes donc encore loin, mais cela va également dépendre des circuits", analyse Mattia Binotto, directeur d'équipe, lorsqu'il est interrogé sur les chances de podium de Ferrari. "Nous savons que nous n'allons pas beaucoup travailler sur le développement de cette voiture car nous allons nous concentrer sur celle de 2022. Je suis certain qu'il en est de même pour les autres concurrents."

"Mais je pense quand même que si nous regardons notre course aujourd'hui, nous avons du feedback des pilotes, ils commencent à apprendre à connaître la voiture, à savoir quelles sont ses limites, et au final nous pourrions l'améliorer. Je pense donc que les trois ou quatre prochaines courses indiqueront la véritable performance et le vrai potentiel de notre voiture par rapport aux autres."

Mattia Binotto, Team Principal Ferrari

Cette progression est liée en grande partie au bond en performance de l'unité de puissance Ferrari, cette dernière ayant représenté un handicap majeur l'an dernier à la suite d'un accord confidentiel avec la FIA sur sa légalité de 2019. La SF21 part clairement sur des bases plus solides.

"Je suis certainement soulagé car nous pouvons travailler en meilleure position, et c'est très sain pour l'équipe", souligne Binotto. "Il est important que l'équipe puisse travailler dans des conditions saines, rester calme et positive. Venir ici et voir que la voiture a progressé avec une sérénité qui règne au sein de l'équipe signifie que nous pouvons travailler d'une meilleure manière. Le moteur, le châssis, les pneus, les outils, la corrélation, tout cela était important pour nous. En somme, c'était la clé."

"Dans quelle mesure l'amélioration vient-elle de l'unité de puissance ? Je trouve ça difficile à dire, car c'est vraiment en comparaison avec la concurrence. Ce n'est pas une valeur absolue et je ne connais pas les progrès des autres, mais nous ne pouvons juger que le package entier."

Manifestement, la corrélation avec le simulateur est au rendez-vous, ce qui représente un autre motif de satisfaction. "Par rapport aux attentes, en ce qui concerne nos données de simulation, je pense qu'une bonne corrélation était importante pour nous. C'est quelque chose que nous avons développé l'an dernier – progresser par rapport à avant. La voiture a le niveau de performance attendu. Nous nous en doutions dès ces trois journées d'essais hivernaux. Nous savions avoir une meilleure voiture que l'an dernier, aucun doute, par rapport à la concurrence", conclut Binotto.

Propos recueillis par Jonathan Noble

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Auteur Benjamin Vinel