Porsche : Hartley est prêt à affronter la pression en F1

Dans les rangs du constructeur allemand, on se réjouit d'assister ce week-end aux grands débuts en F1 d'un pilote façonné par son passage en LMP1.

Brendon Hartley a fait son premier plongeon dans le grand bain hier à Austin, sur un Circuit des Amériques qu'il connaît car figurant au calendrier du WEC. Le Néo-Zélandais a fait ses premiers pas dans un week-end de Grand Prix au volant d'une STR12 à bord de laquelle il avait tout à découvrir.

Quatorzième de la première séance d'essais libres, dans des conditions humides, il a terminé 17e de la seconde après avoir bouclé un total de 69 tours sur la journée, sans avoir connu d'incident majeur et sans commettre d'impair. Prometteur, pour un pilote habitué aux joutes du LMP1 et qui, à 27 ans, n'avait plus posé son postérieur dans le baquet d'une monoplace depuis 2012, avec un test pour Mercedes et quelques apparitions en GP2 !  

Cette première journée d'adaptation positive ne surprendra pas celui qui est son directeur d'équipe depuis quatre ans chez Porsche, Andreas Seidl. L'Allemand avait fait part, le week-end dernier en marge des 6 Heures de Fuji, de sa certitude de voir Hartley s'en tirer d'emblée avec respect au volant d'une F1.

"Le fait que Brendon obtienne sa chance est évidemment génial pour lui. Je pense que c'est mérité", expliquait Andreas Seidl, responsable du programme Porsche LMP. "Si l'on regarde sa progression avec nous durant ces quatre années, je pense qu'il a beaucoup mûri. Il a signé des performances sensationnelles et constantes, notamment ces deux dernières années. Y avoir contribué nous rend également fiers. Qu'il revienne dans le radar de la Formule 1 est bien sûr excellent pour nous aussi."

Je pense qu'il est prêt pour la F1.

Andreas Seidl, team principal de Porsche LMP

Le paddock F1, Seidl l'a lui aussi connu pour avoir œuvré dans les rangs de BMW Sauber jusqu'au retrait de la marque bavaroise, lui donnant toute légitimité pour quelques comparaisons. Comme Hartley l'avait lui-même confié lors de l'annonce de sa présence à Austin, le dirigeant de Porsche estime que son expérience LMP1, acquise sur la piste comme en dehors, l'aidera tout au long de ce week-end crucial.

"Avec la manière dont il a progressé de notre côté, il est bien préparé pour la Formule 1", assure Seidl. "Avec ce qui est requis pour les pilotes du WEC, on apprend la gestion des pneus durant les relais. On engrange l'expérience de la gestion du carburant et de l'énergie. On s'habitue à une voiture hautement complexe ; il y a beaucoup d'interaction avec les ingénieurs, dans la voiture pendant la course, mais aussi en dehors pour ce qui est du développement. Il y a beaucoup de travail dans le simulateur aussi, très intense. En faisant partie d'un tel programme, je pense que l'on s'habitue à avoir beaucoup de pression."

"D'abord, vous avez cinq coéquipiers qui font exactement pareil et qui ont le même matériel, donc il n'y a pas d'excuse. Il y a aussi des concurrents très forts. De plus, si vous faites partie d'un programme comme celui de Porsche, vous êtes habitués à tout ce qui se passe en dehors de la voiture, tout ce qui est marketing, opérations de communication. Je pense qu'il sera bien préparé, et je suis absolument convaincu du fait qu'il puisse faire du très bon travail là-bas."

"C'est difficile pour moi de juger comment il était auparavant, mais quand il a commencé avec nous, il était encore jeune, inexpérimenté dans certains domaines, un peu timide aussi. Je crois qu'avec nous, il a eu l'opportunité parfaite, particulièrement en intégrant un nouveau projet dès le début, avec un peu moins de pression, pour simplement s'y habituer. Avec ses coéquipiers, il a toujours eu une référence, et ça ne lui a pas pris longtemps pour être au même niveau. On voit ce qu'il a fait ces deux dernières années sur un tour, et aussi la manière dont il a géré les courses. Je pense qu'il est prêt."

Le grip en F1 : "une révélation !"

Au volant de la Toro Rosso, Brendon Hartley a fait vendredi son travail de découverte tout en ayant conscience de la "grosse courbe d'apprentissage" qu'il a devant lui. Deux séances qu'il a mises à profit pour prendre ses marques, comprendre les points sur lesquels il doit travailler, et découvrir des F1 2017 phénoménales.

"Tout s'est passé sans heurt, et j'ai maintenu la voiture sur la piste sans faire trop d'erreurs, donc je suis plutôt heureux", résume-t-il. "Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre car j'ai tellement de choses à apprendre ! Je pense avoir beaucoup progressé tout au long de la journée. La plus grosse différence par rapport à ce à quoi je suis habitué, c'est le grip à haute vitesse, c'est incroyable en Formule 1… c'était presque une révélation !"

"L'autre défi, ce sont les pneus, qui sont également très différents de ce à quoi je suis habitué. D'un autre côté, les longs relais ont semblé positifs et j'ai fait du bon travail pour gérer les gommes. La plus grande chose sur laquelle je dois travailler maintenant, c'est le rythme en pneus neufs."

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A propos de cet article
Séries Formule 1
Événement GP des États-Unis
Circuit Circuit of the Americas
Pilotes Brendon Hartley
Équipes Porsche Team , Toro Rosso
Type d'article Actualités
Tags andreas seidl, austin, cota