Portrait - Mon boulot d'ingénieur performance de Fernando Alonso

Will Joseph est un jeune ingénieur mais il occupe déjà le poste à haute responsabilité d’ingénieur performance pour l’équipe McLaren.

Portrait - Mon boulot d'ingénieur performance de Fernando Alonso
Fernando Alonso, McLaren
Fernando Alonso, McLaren sur la grille
Fernando Alonso, McLaren MP4-31
Will Joseph, ingénieur de la performance McLaren
Fernando Alonso, McLaren MP4-31
Fernando Alonso, McLaren MP4-31
Fernando Alonso, McLaren
Fernando Alonso, McLaren MP4-31
Fernando Alonso, McLaren

Ces dernières années, il a supervisé plusieurs pilotes de renom, dont deux Champions du monde. En 2016, Joseph s’occupe plus précisément de l’auto pilotée par le double Champion du monde Fernando Alonso et passe sa vie dans l’intense rythme du Formula One Circus.

"Nous revenons normalement d’un GP à la maison le lundi et dès le mardi matin, il faut regarder ce qui s’est bien passé et ce qui est moins bien allé", décrit-il pour le magazine AUTO. "Nous passons beaucoup de temps sur l’étude des limites de l’auto et les possibilités de progrès au niveau du châssis et de l’unité de puissance".

"Par la suite, nous nous lançons dans la préparation de la course suivante en utilisant le simulateur et les simulations offline. De mon côté, ça implique les 'jouets' sur l’auto, c’est-à-dire, tout ce qui est éléments électroniques sur lesquels nous avons une forme de contrôle. Plus tard dans la semaine, les ingénieurs Honda viennent au simulateur avec nous. C’est ce qui se passe entre chaque course et ça tourne comme un cycle".

A peine revenu, déjà reparti en piste !

Avant même d’avoir eu le temps de dire ouf, il est temps de refaire le sac pour la manche suivante du championnat du monde.

"Nous sommes normalement en piste les mercredi et jeudi sur les courses européennes et à ce moment, l’espoir est d’avoir passé en revue l’essentiel de la préparation".

"Il s’agit de ma cinquième année dans ce rôle et j’ai travaillé avec Lewis Hamilton, Sergio Pérez, Kevin Magnussen, et maintenant Fernando Alonso ainsi que Stoffel Vandoorne à Bahreïn cette année", poursuit-il avec modestie. "Il est très excitant d’apprendre comment travailler avec différents pilotes et comment tirer le meilleur d’eux".

La pression monte progressivement en weekend de course. Si les séances du vendredi ne sont pas forcément passionnantes pour le public, les Essais Libres représentent un enjeu très important pour les ingénieurs, qui évaluent non seulement les possibilités de l’auto pour les qualifications et la course, mais tentent par ailleurs de valider des solutions expérimentées par le team à l’usine et les développements toujours très nombreux.

"Nous n’avons que deux heures et demie entre les EL1 et les EL2 et ça file ! Je passe beaucoup de temps à rassembler les informations de nos ingénieurs systèmes et des ingénieurs de l’unité de puissance, ainsi que des gars à l’usine. On avance toujours vers la marche suivante et c’est assez intense".

Les implications de Will Joseph engagent des décisions réellement cruciales.

"Je décide de la quantité de carburant que l’on met dans la voiture, ce qui est une grande responsabilité. L’excitation, c’est de travailler auprès des pilotes et de sentir que tu peux faire une différence".

Et paradoxalement, une fois que l’auto est sur la grille de départ, son travail est enfin fini ! Est-ce pour autant l’occasion de souffler un petit peu ?

"Pas vraiment !", sourit-il. "Juste le moment de prendre le vol retour, en fait !"

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