Pourquoi Rosberg a utilisé un "mauvais" train de pneus en Q3

Nico Rosberg n'a pas eu d'autre choix que d'utiliser un "mauvais" train de pneus lors de la dernière partie des qualifications à Montréal, ce qui l'a privé de ses chances de pole position pour le Grand Prix du Canada.

L'Allemand a rejeté son échec sur les changements de réglages qu'il a fait sur sa Mercedes suite à l'utilisation d'un premier train de pneus que son équipe avait qualifié de "pire des deux trains disponibles".

GP du Canada : La grille de départ

"Il y avait juste un manque d'adhérence à l'arrière sur ce train de pneus dans le premier run de Q3," explique Rosberg. "Je ne pouvais pas me contenter de dire "Ok, l'adhérence va revenir avec le prochain train" sans rien faire, parce qu'il n'y avait aucune certitude. J'ai dû adapter la voiture et dire que c'était peut-être ainsi désormais."

"Donc j'ai enlevé de l'aileron avant, des trucs comme cela. Puis, pour le dernier train, l'adhérence était de retour à son niveau normal. Donc parce que je m'étais adapté au premier train, cela m'a vraiment découragé. C'est tout : c'était un bon tour. C'était juste lent."

Erreur ou malchance?

L'utilisation d'un "mauvais" train de pneus dans la partie la plus importante des qualifications a fait froncer des sourcils : les pilotes reçoivent six trains de pneus option (dans ce cas les supertendres) pour le week-end.

Rob Smedley, responsable performance chez Williams, reconnaît être déconcerté par le fait que Rosberg ait utilisé de tels pneus en Q3 plutôt que de s'en débarrasser plus tôt en qualifications.

"Nous avons divers processus détaillés que nous suivons pour arriver en Q3 avec les meilleurs pneus," commente Smedley. "Nous étudions toutes sortes de paramètres, jusqu'aux aspects très scientifiques du composé lui-même."

"J'étais légèrement déconcerté, mais je ne connais pas leurs processus détaillés."

Cependant, Motorsport.com a appris que le "mauvais" train était le train de pneus option supplémentaire qui a été alloué à Rosberg par la FIA plutôt qu'un train qui aurait été choisi par l'équipe.

Si ce train de pneus supplémentaire, donné à tous les pilotes de Q3 pour être utilisé spécifiquement dans cette séance-là, n'est pas aussi bon que les autres, comme avec Rosberg au Canada, alors ce n'est que de la malchance et il n'y a rien que l'équipe puisse faire.

Mauvais train contre bon train

Le fait que Mercedes connaissait la situation pneumatique de Rosberg à l'avance a intrigué le pilote allemand, si bien qu'il s'est renseigné à la radio.

"Comment savez-vous quel set est mauvais et quel set est bon?" a-t-il demandé, avant de dire qu'ils en parleraient plus tard.

Rosberg déclarera par la suite : "Je ne veux pas rentrer dans ces détails, le fait est que c'était un mauvais train, c'est tout..."

La conclusion des messages radio de Mercedes est que l'équipe mène des analyses détaillées de chaque train de pneus pour se rendre compte des différences entre eux, même mineures, pour savoir quels sont les meilleurs.

Directeur exécutif de Mercedes, Toto Wolff est resté évasif quant aux pratiques de son équipe, mais a confirmé qu'elle faisait tout son possible pour s'assurer d'avoir les meilleurs trains de pneus disponibles.

"C'est l'une des choses que nous faisons, essayer de comprendre la différence entre les trains et la différence entre les pneus. C'est une façon assez sophistiquée d'analyser cela," conclut Wolff.

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