Pourquoi Verstappen n'a pas été pénalisé pour avoir doublé sous VSC

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Pourquoi Verstappen n'a pas été pénalisé pour avoir doublé sous VSC
Adam Cooper
Par : Adam Cooper
25 mars 2018 à 16:02

La FIA explique pourquoi Max Verstappen n'a pas été pénalisé pour avoir dépassé la McLaren de Fernando Alonso sous le régime de la voiture de sécurité virtuelle au Grand Prix d'Australie.

Fernando Alonso, McLaren MCL33 et Max Verstappen, Red Bull Racing RB14
Max Verstappen, Red Bull Racing RB14 Tag Heuer, devant Nico Hulkenberg, Renault Sport F1 Team R.S. 18
Fernando Alonso, McLaren MCL33 Renault, Stoffel Vandoorne, McLaren MCL33 Renault
Max Verstappen, Red Bull Racing RB14
Max Verstappen, Red Bull Racing RB14 et Fernando Alonso, McLaren MCL33
Max Verstappen, Red Bull Racing RB14
Max Verstappen, Red Bull Racing RB14 Tag Heuer, part en tête-à-queue devant Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-18 Ferrari
Max Verstappen, Red Bull Racing RB14 après son tête-à-queue
Fernando Alonso, McLaren MCL33

L'incident s'est produit au 26e tour, au moment où la voiture de sécurité virtuelle est entrée en action suite à l'arrêt en piste de la Haas de Romain Grosjean.

Fernando Alonso sortait des stands, Max Verstappen le rattrapait avec davantage de vélocité ; les deux monoplaces étaient côte-à-côte au moment précis où le pilote McLaren a franchi la ligne blanche symbolisant sa sortie de la pitlane, à partir de laquelle tout dépassement était interdit en raison de la neutralisation. Sur sa lancée, le Néerlandais a pris l'avantage.

Le muret des stands Red Bull s'est alors rendu compte qu'Alonso était légèrement devant au moment crucial et a interrogé la direction de course à ce sujet. Et bien que Verstappen se soit factuellement rendu coupable d'un dépassement sous VSC, le directeur de course Charlie Whiting a préféré faire preuve de clémence, compte tenu des circonstances. Le pilote Red Bull a été autorisé à laisser repasser son rival sans sanction.

"Red Bull a dit, 'nous pensons que Fernando était devant'", explique Whiting. "Je voulais vérifier, car ce n'était pas complètement clair. J'ai demandé aux chronométreurs de confirmer quelle voiture est passée en premier, et ils ont dit que c'était Alonso d'un dixième de seconde. C'est pourquoi c'était difficile à voir à l’œil nu, à moins de pouvoir regarder un replay au ralenti."

"Nous devions nous en assurer, évidemment, et une fois que nous en avons eu le cœur net, j'ai dit à Red Bull qu'il fallait que Max laisse passer Alonso. Et avant même que je contacte McLaren pour leur dire qu'on avait dit à Max de laisser passer Fernando, Max lui disait 'Vas-y !'", poursuit Whiting avec la gestuelle de rigueur. "Et nous n'avions pas fait passer le message à Fernando."

Le Britannique souligne par ailleurs que cette décision clémente n'est pas un cas isolé : "Nous l'avons déjà fait auparavant ; quand ce n'est pas clair pour les pilotes, ce n'est pas juste [de les pénaliser]."

Cette décision aura en tout cas eu un impact crucial sur l'issue de la bataille pour la cinquième place, puisqu'Alonso a résisté à la pression que lui imposait Verstappen pendant les 30 derniers tours, malgré un écart qui n'a quasiment jamais dépassé la seconde.

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