Un projet pour faire gagner les petites équipes en F1 ?

Niveler la concurrence en Formule 1 pour permettre des résultats surprises, comme la victoire en Premier League du club de Leicester City, fait partie d'un plan en cinq points créé pour améliorer les Grands Prix.

La relégation en seconde division semblait être le destin de Leicester au début de la saison 2015-2016 mais contre toute attente, l'équipe a remporté le championnat, devenant seulement la sixième équipe différente à gagner le titre lors des 24 saisons de la Premier League.

C'était aussi la première fois depuis le succès de Nottingham Forest en 1977-1978 qu'une nouvelle équipe remportait la première division anglaise de football.

Le responsable commercial de la F1, Sean Bratches, pense qu'un équivalent n'est pas possible en sport automobile pour l'instant, en raison des disparités au niveau du budget et des performances sur la grille de la discipline reine.

Même si des équipes indépendantes comme Red Bull ou Brawn ont remporté des titres, le quadruplé de la marque autrichienne n'aurait pas été possible sans d'importantes dépenses – et le fait qu'elle était de facto l'écurie d'usine de Renault – alors que l'unique saison de Brawn était une reprise d'un programme Honda brutalement interrompu mais fortement développé.

Bratches a déclaré que la nouvelle étude menée avait mis en avant cinq "étoiles polaires" sur lesquelles la F1 veut se concentrer, le premier thème appuyant en priorité sur une compétition plus juste. "Dans 'Le divertissement en course', il est question de la mise en place d'une meilleure concurrence sur la grille. Actuellement, il n'y a pas de Leicester City en F1."

"L'arrière de la grille est bien trop loin de l'avant [...] Ce n'est pas de la méritocratie. À travers la limitation des coûts, une autre répartition des revenus, ou de la gouvernance, nous allons dans les faits créer un meilleur spectacle, un meilleur environnement de compétition, concurrentiel, pour les fans."

Le thème "Faire tomber les frontières" vise à mettre fin à la "culture de l'exclusivité" de la F1, selon Bratches, et à trouver un moyen pour les fans "d'être au contact et de jouer un rôle à certains niveaux".

Le dirigeant américain a par ailleurs expliqué que l'ambition de "créer des festivals de fans dans les centres-villes, à proximité des Grands Prix, l'année prochaine" était le moyen de "remettre du spectaculaire dans le spectacle".

Raconter "l'extraordinaire" histoire de la technologie F1 est le but derrière "Goûter à l'huile", alors que "Sentir son sang bouillonner" se concentre sur le fait de mettre le projecteur sur les pilotes "gladiateurs".

Ce plan est le résultat d'une étude dont Bratches assure qu'elle n'a "jamais été faite en F1". "Nous sommes allés sur quatre continents, nous avons discuté avec dix passionnés, sur chaque continent, pendant sept heures sur deux jours. Notre cahier des charges, en tant que compagnie, vient de là : 'débrider le plus grand spectacle de course de la planète'."

Liberty Media a par ailleurs fêté l'anniversaire de sa prise de contrôle des droits commerciaux de la F1, précédemment détenus par CVC. "Je pense avoir recruté un excellent groupe de cadres très expérimentés pour gérer l'aspect commercial de ce business et permettre à la F1 de boxer dans sa catégorie. Je pense qu'elle était en dessous de sa catégorie jusqu'ici."

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Séries Formule 1
Type d'article Actualités
Tags réglement, sean bratches, économie