Prost : Le comportement d'Alonso "est une très bonne surprise"

Un temps sceptique sur le profil de Fernando Alonso pour une écurie comme Alpine, Alain Prost estime que l'Espagnol "a beaucoup changé" depuis qu'il est revenu en F1.

Prost : Le comportement d'Alonso "est une très bonne surprise"

Hautement symbolique, le retour sur le podium de Fernando Alonso le week-end dernier, après sept années d'attente, a eu un retentissement à la hauteur du statut du double Champion du monde. En plus de couronner une performance globale très importante pour Alpine en vue du championnat constructeurs, ce résultat a confirmé l'optimisme en interne depuis que l'Espagnol a fait son retour en Formule 1 avec l'équipe d'Enstone.

Alain Prost l'assumait à l'été 2020, il y avait une part de risque dans le recrutement d'Alonso pour succéder à Daniel Ricciardo. Le directeur non exécutif d'Alpine en voulait pour preuve le passif relationnel du pilote. "Ce qui s'est passé avec Fernando et différentes équipes était mon plus gros problème et point d'interrogation", disait-il. "J'en ai parlé à Fernando à de nombreuses reprises. Je lui fais vraiment confiance pour qu'il ait une autre philosophie."

Plus d'un an après, le pari tenté est un succès. Et le Professeur ne s'en cache pas, avouant encore aujourd'hui que la métamorphose du natif d'Oviedo demeure sans doute la part la plus inattendue de ce cru 2021.

"Je crois qu'avec Fernando, ça a été une grosse surprise ; surtout pour moi", admet Prost dans le podcast In The Fast Lane. "Nous avons énormément discuté ces deux dernières années, avant qu'il décide de revenir en Formule 1. Je dois dire que la manière dont il se comporte est une très bonne surprise. Il m'a dit, et il a dit à tout le monde, qu'il avait changé. Et c'est vrai qu'il a beaucoup changé. Il a changé la manière dont il se comporte, sa manière d'être dans l'équipe. La façon dont il travaille et dont il pense est d'une grande aide pour toute l'équipe. Il est très professionnel. Il pense toujours à la voiture, à lui-même, à la manière de faire progresser l'écurie. Même si l'on se bat pour un ou deux points, ça reste Fernando."

Là où l'on pouvait prédire ou imaginer une concurrence peut-être difficile à gérer entre l'expérimenté Alonso et le jeune Esteban Ocon, il n'y a finalement eu à ce jour aucun problème. Au contraire même, Alpine peut se targuer d'avoir sous sa coupe un duo qui fait du fameux "Team Spirit" une réalité pour porter l'écurie, avec une entraide qui a porté ses fruits à plusieurs reprises. Faut-il rappeler, à titre d'exemple manifeste, le rôle joué par Alonso lorsqu'Ocon s'est imposé à Budapest ? Quant aux 40 printemps de l'intéressé, ce n'est pas un critère aujourd'hui.

"L'âge ? Nous ne pensons pas à l'âge pour le moment", rétorque Prost. "Il est comme un jeune et c'est un rêve d'avoir Fernando dans l'équipe. Mais en revenant après être resté deux ans loin de la F1, je ne pouvais pas imaginer que Fernando serait aussi compétitif et si bon avec l'équipe. Ce qui est bien aussi, c'est que si l'on se penche sur ce qu'il a fait tout au long de la saison, il a dit : 'J'aurai besoin de quatre ou cinq courses'. Nous avons toujours dit qu'il fallait attendre le Grand Prix de France pour constater les performances de Fernando. C'est exactement ce qui s'est passé, et il s'améliore encore."

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