Les questions qui vont "trotter dans la tête" de Mercedes

Directeur sportif de la Formule 1, Ross Brawn estime que Mercedes va faire face à de nombreuses questions d'ici la trêve estivale. Après ? Il sera trop tard !

Les questions qui vont "trotter dans la tête" de Mercedes

Le Grand Prix de Styrie a incontestablement marqué les esprits pour la manière dont Red Bull Racing y a dominé Mercedes. L'écurie allemande y est apparue impuissante, aussi bien en qualifications qu'en course, et a subi un revers qui prolonge sa série à quatre courses sans victoire. Lors des essais hivernaux, la structure de Brackley avait confié ses inquiétudes, qui avec le temps se confirment de plus en plus clairement. Tout est encore ouvert malgré la prise de pouvoir accentuée de Max Verstappen et son équipe en tête des deux championnats, mais il va falloir réagir vite si la firme à l'étoile veut conserver ses couronnes.

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Entre les modifications du règlement aérodynamique durant le dernier hiver et la nécessité de préparer une grande révolution technique pour 2022, la situation est plutôt inconfortable pour Mercedes. Toto Wolff a annoncé la fin du développement de la W12, scénario dont doute Christian Horner. Pour Ross Brawn, il apparaît quasiment inévitable que l'équipe allemande se pose des questions et doive faire face à des décisions épineuses dans les prochaines semaines. Fin août, les dés seront jetés.

"C'est une année difficile pour que Mercedes revienne, car l'accent est énormément mis sur la saison prochaine et sur la nouvelle réglementation", confirme le patron sportif de la F1. "Rien ne peut être fait sur le moteur. Brûlent-ils des ressources sur cette voiture en sacrifiant un peu l'an prochain ? Je soupçonne que non, car c'est très difficile de reprendre soudainement du rythme avec une voiture sur laquelle on a probablement arrêté de travailler."

"Ils peuvent essayer d'être plus efficaces en course, essayer de tirer un peu plus de performance avec le set-up de la voiture, sa manière de fonctionner, mais je ne crois pas que l'on verra de grosses évolutions ou de gros changements sur la monoplace. Ils doivent juste en tirer un peu plus sans y consacrer trop de ressources, ce qui pourrait avoir une incidence négative sur l'année prochaine."

"Il semble que Red Bull roule avec une configuration qui génère moins de traînée, ce qui leur donne un avantage de vitesse de pointe. Je ne sais pas si c'est une option pour Mercedes. Sont-ils au niveau optimal ? Remettent-ils en question leurs simulations ? Est-ce que le développement d'un nouvel aileron arrière est un projet sur lequel ils peuvent se permettre de placer quelques ressources ? C'est ce qui va leur trotter dans la tête jusqu'à la pause. Une fois la pause passée, tout le monde sera tourné vers l'année prochaine. Voyons ce qui va se passer lors des trois prochains Grands Prix avant la trêve estivale."

L'analyse de Ross Brawn rejoint les pistes données par Mercedes, qui a admis par la voix de son directeur d'ingénierie, Andrew Shovlin, avoir tenté une approche radicale et audacieuse dans les réglages de Lewis Hamilton à Spielberg. Par ailleurs, en début de saison le règlement aéro a régulièrement été cité comme une cause de la chute de performance de l'écurie, mais Brawn n'adhère pas vraiment à cette thèse.

"Quelqu'un m'a dit après la course : 'Penses-tu que le changement de règlement affecte Mercedes ?'. Et j'ai répondu qu'il ne fallait pas oublier qu'en fin d'année dernière, la Red Bull était probablement la voiture la plus rapide", avance-t-il. "Le changement de réglementation a touché tout le monde. Il est difficile de juger à quel point chaque équipe a été affectée. Red Bull commence vraiment à s'affirmer."

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