Racing Point défend sa stratégie malgré le podium envolé

Racing Point pense avoir pris la bonne décision sur le moment en faisant rentrer Sergio Pérez au stand à Imola, alors que la voiture de sécurité venait d'être déployée en fin de course.

Racing Point défend sa stratégie malgré le podium envolé

Regrettant une décision qui "n'avait pas de sens", Sergio Pérez ruminait dimanche soir une occasion perdue de renouer avec le podium en Formule 1. Troisième au moment de l'intervention de la voiture de sécurité consécutive à l'abandon de Max Verstappen, le Mexicain a été rappelé au stand pour chausser des gommes tendres neuves. Ce que n'ont pas fait ses concurrents directs, parmi lesquels Daniel Ricciardo, qui est allé cueillir cette troisième place pour Renault.

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Si Pérez estime que Racing Point a "offert" ce podium à l'Australien en optant pour un arrêt au stand, l'écurie défend sa décision et estime toujours qu'il s'agissait d'un bon choix sur le moment. Avec le recul, l'issue laisse penser le contraire, mais la situation dans laquelle s'est retrouvé le muret des stands n'avait rien de simple. Elle s'explique en grande partie par les réglages qui avaient été choisis sur la RP20.

"La course allait complètement dans notre sens", détaille Andrew Green, directeur technique de Racing Point. "Jusqu'à la voiture de sécurité, Checo a bien manœuvré, avec un excellent rythme, jusqu'à la quatrième place. Il a dépassé le peloton en restant plus longtemps en piste avec les pneus mediums, il a vraiment bien piloté, la voiture était rapide et nous étions très heureux de ce qui se passait."

"Le pire scénario possible, c'était un Safety Car. Dans tous les cas, la décision allait être difficile. Nous étions en pneus durs, la voiture avait été spécifiquement réglée pour les longs relais, et pour la course nous étions incroyablement nerveux à l'idée d'avoir un restart à gérer avec les pneus durs. Je pense que nous aurions eu du mal. Alors la chose la plus sûre à faire, et qui nous a paru la plus logique, était de chausser les pneus tendres neufs afin de ne pas être inquiets à ce sujet. Nous pensions que les autres feraient pareil, mais ça dépend beaucoup de la manière dont ils ont fait leurs réglages pour la course. Cela montre quel était notre rythme, car nous avions réglé la voiture pour qu'elle prenne soin des pneus et ne les fasse pas surchauffer. Dans tous les cas, nous aurions eu du mal derrière la voiture de sécurité."

Doublé par Daniil Kvyat au restart, Pérez est tout de même parvenu à reprendre l'ascendant sur Alexander Albon, avant de buter jusqu'à l'arrivée sur Charles Leclerc, terminant finalement sixième. Selon son équipe, la situation du Mexicain n'a pas été facilitée par l'accident de George Russell sous régime de voiture de sécurité, qui a prolongé la neutralisation de la course.

"Il y a eu le second incident derrière la voiture de sécurité et nous ne pouvions pas le prévoir", se défend Andrew Green. "Ainsi, le nombre de tours restant pour dépasser a encore diminué, considérablement. Je crois que c'est allé contre nous. Avec le recul, nous aurions pris une décision différente. Mais je pense qu'à l'instant t, avec les informations que nous avions, c'était la décision à prendre [de faire rentrer Pérez]."

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