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De Räikkönen à Leclerc, les pilotes Sauber passés au crible

L'écurie Sauber a vu passer de sacrés pilotes : Kimi Räikkönen, Felipe Massa, Jacques Villeneuve, Charles Leclerc… Mais qui est le meilleur ? Éléments de réponse avec le directeur sportif Beat Zehnder, qui les a tous connus.

Les pilotes Sauber marquants

Photo de: Camille De Bastiani

Voilà 30 ans que l'écurie Sauber a rejoint le Championnat du monde de Formule 1, et Beat Zehnder en a toujours fait partie. Né à Zürich, à moins de 30 kilomètres de Hinwil, peut-être y était-il destiné ! Zehnder a gravi les échelons, d'abord mécanicien, puis team manager dès 1995 et enfin directeur sportif à ce jour, ce qui lui a permis de côtoyer tous les pilotes passés par l'équipe suisse. Dans le podcast Beyond The Grid, il a évoqué les plus prestigieux d'entre eux.

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Räikkönen, le plus talentueux

Kimi Raikkonen, Sauber C20

Kimi Räikkönen en 2001

À commencer par un Kimi Räikkönen arrivé chez Sauber après une seule campagne en monoplace, victorieuse, en Formule Renault UK. Sauber n'a pas pu le garder longtemps dans ses rangs, le prodige finlandais ayant imposé son transfert chez McLaren dès la fin 2001 alors qu'il avait signé un contrat de trois ans avec la structure helvète. Les deux parties se sont toutefois retrouvées afin de conclure la carrière du Champion du monde 2007, avec trois saisons au sein de l'écurie rebaptisée Alfa Romeo. Pour Beat Zehnder, il s'agit "assurément" du meilleur pilote qu'il ait côtoyé "du point de vue du talent pur".

"Beaucoup de gens disent que s'il avait pris les choses plus au sérieux, il aurait pu remporter plus de titres mondiaux, mais je pense que ce qui lui est arrivé en 2003 et en 2005, où il a perdu pour un point (sic), c'est parce qu'il a subi trop d'abandons, de problèmes techniques sur la voiture. Il devrait être triple Champion du monde", affirme Zehnder. Räikkönen avait vu le titre lui échapper pour deux points face à Michael Schumacher en 2003 et pour 21 unités contre Fernando Alonso deux ans plus tard.

"Je pense que ce qu'il a perdu, c'est sa vitesse en qualifications. Il était l'un des pilotes les plus rapides en qualifications quand il était jeune, et maintenant… Il ne serait probablement pas d'accord avec moi ! Je pense que c'est une question d'âge : à 42 ans, les virages arrivent sûrement plus vite qu'à 20 ans. Il a perdu un peu de performance en qualifications, mais en course il restait excellent."

"On ne parle pas à Kimi pendant les courses, il fait tout, tout seul. Pour moi, il est l'un des pilotes les plus intelligents. Il sait lire les courses, il sait précisément quand il doit défendre, quand il doit attaquer, quand il vaut mieux laisser quelqu'un dépasser parce qu'il est sur une stratégie différente. Les informations que veut Kimi pendant une course, c'est ce qui se passe autour de lui, ce qu'il ne peut pas voir. Alors il peut lire la course."

Massa, celui qui ne voulait pas apprendre

Felipe Massa teste la nouvelle Sauber Petronas C24

Felipe Massa en 2004

Kimi Räikkönen parti chez McLaren, Sauber a opté pour un autre rookie prometteur afin de le remplacer : Felipe Massa. Ce jeune Brésilien venait de remporter les championnats italien et européen de Formule Renault, puis l'Euro Formula 3000, mais il n'a marqué que quatre points lors de la saison 2002 de Formule 1, quand son coéquipier Nick Heidfeld en inscrivait sept. De surcroît, son style de pilotage était brouillon – il a subi quatre abandons dans divers accidents et a multiplié les tête-à-queue à Silverstone – et son attitude manifestement problématique.

"Nous avons eu des problèmes avec Felipe ; nous l'avons viré fin 2002, puis il est revenu en 2004", relate Beat Zehnder. "2002 était un désastre, c'était un gosse qui ne voulait pas apprendre ni écouter les conseils. Il a dû quitter Sauber. En 2003, il a passé la saison chez Ferrari [en tant que réserviste] aux côtés de Michael [Schumacher], il a fait beaucoup d'essais."

"Puis, quand il est revenu, il était changé, c'était un pilote différent. Et il était rapide. Felipe était rapide et constant. Ce qui était un peu bizarre pour moi, c'est qu'il avait besoin de motivation, d'être stimulé tout au long de la course par son ingénieur de course, qui lui disait 'il faut que tu attaques plus', 'il faut que tu freines plus tard au virage 1'. Le coaching existe encore à ce jour, mais on en faisait une sacrée quantité."

Villeneuve, pas une diva !

Jacques Villeneuve

Jacques Villeneuve en 2006

Le retour de Felipe Massa chez Sauber de 2004 à 2005 a été plus fructueux ; nettement dominé par Giancarlo Fisichella la première année, le pilote auriverde s'est montré sous un jour favorable face à son nouveau coéquipier la saison suivante, Jacques Villeneuve. Beat Zehnder assure que Massa était le plus rapide des deux mais tient à mettre les points sur les i en ce qui concerne la réputation du Champion du monde 1997, dont la carrière s'est achevée en eau de boudin peu après l'arrivée de BMW dans le projet suisse.

"Il ne posait aucun problème, il était facile à vivre", témoigne le Suisse. "Toutes les rumeurs comme quoi il serait extrêmement difficile, comme quoi il serait une diva, étaient absolument fausses. J'ai pris beaucoup de plaisir à travailler avec lui, nous avons passé un bon moment ensemble."

Leclerc, le plus complet

Charles Leclerc, Sauber C37

Charles Leclerc en 2018

Plus récemment, le dernier grand talent à être passé à Hinwil est Charles Leclerc, qui y a mené sa première campagne dans l'élite en 2018, avant d'être rapidement promu par la Scuderia Ferrari avec le succès que l'on sait. Il est qualifié de "très talentueux" par Beat Zehnder.

"Il lui a fallu un peu plus longtemps que prévu [pour s'adapter à la F1], je crois qu'il a marqué ses premiers points à Bakou", analyse le technicien helvète, le Grand Prix d'Azerbaïdjan étant cette année-là la quatrième manche de la saison. "Jusqu'à cette course, il était en difficulté, car le style de pilotage requis par une Formule 1 était un peu différent de celui d'une Formule 2. Nous nous attendions tous à ce qu'il s'adapte un peu plus vite, et lui aussi à mon avis. Mais en fin de compte, c'est probablement le pilote le plus complet avec lequel j'aie travaillé, en matière de talent naturel, d'intelligence de course, ainsi que son immense concentration. Il deviendra Champion du monde."

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