Red Bull et la FIA en désaccord après la pénalité de Pérez

La FIA et Red Bull n'ont pas la même version des faits alors que Sergio Pérez a été pénalisé pendant le Grand Prix d'Italie, à Monza.

Red Bull et la FIA en désaccord après la pénalité de Pérez

Troisième à l'arrivée du Grand Prix d'Italie mais immédiatement relégué au cinquième rang en raison d'une pénalité de cinq secondes dont il avait écopé, Sergio Pérez s'est retrouvé au cœur d'un imbroglio entre son écurie et la direction de course. Le Mexicain a été sanctionné pour avoir coupé la seconde chicane du circuit au 32e tour alors qu'il se battait pour la troisième place avec Charles Leclerc. Red Bull Racing n'a alors pas intimé l'ordre à son pilote de rendre la position à la Ferrari, au motif de n'en avoir pas reçu la préconisation de la part de la FIA.

"C'était sévère, car nous nous attendions à un appel des commissaires pour nous dire, s'ils n'étaient pas satisfaits, de rendre la place", explique Christian Horner, directeur de Red Bull. "Bien sûr, cet appel n'est pas intervenu. Ensuite, quand la pénalité est finalement tombée, les écarts ne se creusaient pas, donc c'était dur pour lui. Il a fait une belle course et il a terminé troisième sur la piste, cinquième en fin de compte, un résultat frustrant."

Cette version des faits n'est toutefois pas partagée par Michael Masi, directeur de course qui est en contact direct avec le directeur sportif de chaque écurie pour échanger durant les courses. L'Australien affirme avoir parlé avec la passerelle de commandement Red Bull. "C'est incorrect", rétorque-t-il. "Ils n'ont pas interrogé la direction de course. Je leur ai suggéré qu'ils pourraient envisager de rendre la position, et ils ont répondu qu'ils l'envisageaient eux-mêmes."

Cet incident est survenu au lendemain d'un autre assez similaire, cette fois lors des Qualifications Sprint, toujours avec Sergio Pérez. Ce dernier avait rendu la position à Lance Stroll après avoir coupé un virage, mais s'était tout de même retrouvé sous enquête pour avoir mis trop de temps à le faire. Il avait finalement échappé à une sanction alors que les conséquences n'ont pas été neutres pour Stroll, dès lors sorti de la zone DRS.

"Nous analysons certaines choses concernant le gain d'un avantage durable, et nous le faisons avec une vision d'ensemble", précise Michael Masi. "Ça concerne où la place est rendue, comment, etc. Tout entre en considération pour savoir si c'est un avantage durable. Si vous coupez, que vous vous arrêtez juste avant une zone de détection DRS, que vous laissez quelqu'un passer et que vous le suivez directement, ce sera probablement étudié très différemment par rapport au fait de laisser passer trois ou quatre virages plus tôt. Certains font un choix stratégique, mais il faut aussi regarder à quelle vitesse cela se passe vraiment dans la séquence."

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