Red Bull n'a toujours pas réglé son problème d'aileron

Oscillant depuis plusieurs Grands Prix, le flap supérieur de l'aileron arrière de Red Bull continue de tracasser la structure de Milton Keynes.

Red Bull n'a toujours pas réglé son problème d'aileron

Cela fait plusieurs semaines que l'on peut régulièrement voir au cours d'un week-end les mécaniciens de Red Bull Racing s'affairer sur l'aileron arrière de Max Verstappen et Sergio Pérez. L'équipe autrichienne connaît en effet des problèmes avec la configuration à appui moyen de cette pièce cruciale. Aux Grands Prix du Brésil comme du Qatar, les caméras de télévision ont même immortalisé un DRS battant des ailes : lorsqu'il était activé, l'actionneur du système ne pouvait pas résister à la charge aérodynamique.

Par conséquent, Red Bull s'est rabattu sur sa configuration à fort appui pour le reste du week-end. Toutefois, ce design ne correspond pas aux exigences des prochains circuits, Djeddah et Yas Marina, qui concluent la saison. En Arabie saoudite et à Abu Dhabi, une configuration à appui faible ou moyen sera la plus performante, ce qui met donc Red Bull dans l'embarras.

Si le directeur de l'équipe, Christian Horner, a assuré que le changement vers davantage d'appui au Qatar correspondait avant tout à un choix volontaire, le Britannique est resté conscient que Red Bull pourrait avoir besoin d'utiliser son aileron problématique sur les derniers circuits de la saison.

"C'était l'aileron que nous préférions et c'était la direction que nous voulions prendre", a commenté Horner au Qatar. "Si d'autres ailerons sont requis à Djeddah ou à Abu Dhabi, il est évident que nous devrons trouver des solutions pour les rigidifier et pour régler le mécanisme du DRS."

Mais le champ d'action de Red Bull concernant le DRS est particulièrement limité. L'actionneur du système fait en effet partie de la liste des composants homologués pour la saison en cours, il n'est donc pas possible de le remplacer ou de le modifier en profondeur. Cependant, Horner a confiance en son équipe et en sa capacité à trouver une solution.

"Je pense que du point de vue de la fiabilité, il devrait être relativement simple de régler ces actionneurs", a-t-il expliqué. "Nous les utilisons depuis de nombreuses années maintenant, ce n'est donc pas quelque chose de nouveau."

Mais Red Bull n'est pas la seule équipe qui s'est faite remarquer pour le comportement de son aileron arrière. Soupçonnant Mercedes de bénéficier d'une meilleure vitesse de pointe avec un aileron flexible, des "marqueurs témoins" le prouveraient, l'écurie autrichienne a menacé de porter réclamation contre son rival. La FIA a quant à elle conduit des tests de flexibilité supplémentaires sur les monoplaces au GP du Qatar et n'a rien trouvé de répréhensible.

Avec Matt Somerfield

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