Red Bull redoute un faible nombre de dépassements en course

Christian Horner ne se fait pas d'illusion sur les possibilités de dépassement à Losail. Pour gagner des places en course, le directeur de l'équipe Red Bull n'évoque que le premier virage du premier tour.

Red Bull redoute un faible nombre de dépassements en course

Les qualifications du Grand Prix du Qatar n'ont pas vraiment souri à Red Bull. Tout d'abord, la Q3 s'est disputée sans Sergio Pérez pour la première fois depuis le Grand Prix des Pays-Bas, en septembre. Ensuite, Lewis Hamilton a signé la pole position avec une avance importante sur le seul rescapé du taureau rouge, Max Verstappen. Enfin, celui-ci est sous la menace d'une pénalité car les commissaires le soupçonnent de ne pas avoir respecté le double drapeau jaune présenté à la suite de la crevaison spectaculaire de Pierre Gasly.

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Le verdict ne sera rendu que ce dimanche, à quelques heures du départ. D'ici là, le Néerlandais continue d'occuper le deuxième emplacement sur la grille de départ mais si une pénalité venait à tomber, celle-ci contrarierait grandement Red Bull. En effet, le circuit de Losail a été conçu pour les deux-roues, par conséquent la qualité des courses sur quatre roues est loin d'être optimale, surtout en Formule 1, où les bolides peinent à se suivre en raison des turbulences aérodynamiques.

Mais qu'il s'élance deuxième ou cinquième (si une pénalité de trois places était appliquée), Verstappen bénéficiera des mêmes opportunités de dépassement. Et selon Christian Horner, le directeur d'équipe, la principale chance du Néerlandais sur la piste se situe au premier virage du premier tour.

"Je pense que le problème pour la course, c'est que l'on ne pourra pas se suivre de près", a commenté Horner au micro de Sky Sports, bien avant que l'enquête sur Verstappen ne soit ouverte. "Donc tout dépendra du premier virage. Avec les vitesses de ces virages, il sera très, très difficile de se rapprocher suffisamment pour dépasser. [...] Les 400 à 500 premiers mètres seront cruciaux."

Le Qatar organisant son premier Grand Prix de Formule 1 cette année, le programme des équipes lors des essais libres a été quelque peu perturbé. Une grande partie de l'attention s'est portée sur l'apprentissage du circuit de Losail, et la perfection des réglages ainsi que les simulations de longs relais ont été mises au second plan.

Un gros point d'interrogation plane donc au-dessus des garages Red Bull et Mercedes, qui ne disposent que de très peu d'informations quant à leur rythme en course et à leur capacité à parcourir de longues distances avec des gommes Pirelli subissant un stress énorme ce week-end.   

"Les longs relais n'ont pas été très longs [vendredi] car tout le monde était concentré sur l'apprentissage de la piste et le choix des réglages", a ajouté Horner. "Ni Mercedes ni nous-mêmes n'avons fait de longs relais. Jamais les pneus Pirelli n'ont été autant mis à l'épreuve. Ils subissent constamment la moitié d'un g tout au long du tour. Je pense que ce sera un facteur important en matière d'usure, les pneus avant seront probablement limités. Il sera intéressant de voir comment les voitures vont se comporter dans ces conditions [dimanche]."

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