Renault : "C'est le châssis qui nous freine"

L'unité de puissance Renault, malgré les progrès effectués depuis 2015, n'est pas encore au niveau de celle de Mercedes, référence en la matière. C'est toutefois le moindre des problèmes du losange, comme l'explique son directeur technique Bob Bell.

En effet, lors des deux derniers Grands Prix, Nico Hülkenberg a signé la performance de se qualifier à la septième place mais n'est jamais parvenu à s'y maintenir, chutant à la 12e place en Chine et à la neuvième à Bahreïn. Jolyon Palmer, quant à lui, n'a toujours pas marqué le moindre point cette année.

Ainsi, depuis le début de la saison, jamais une Renault ne s'est classée dans le top 10 des meilleurs tours en course. Bob Bell a toutefois bon espoir que la R.S.17 se montre plus rapide avec les évolutions à venir prochainement.

"Il nous faut être plus rapides le dimanche, nous manquons de rythme de course", reconnaît Bell pour Motorsport.com. "Nous le savions avant le Grand Prix de Bahreïn. Nous savons ce qui nous ralentit et pourquoi, donc il faut juste obtenir les pièces qui résoudront ce problème. C'est une combinaison de pneus et d'aéro : il faut les faire fonctionner en toutes circonstances."

"Nous savons ce que nous devons faire. Ce que nous n'avons pas pu faire, c'est le démontrer en piste, apporter de nouvelles pièces en piste et être performant grâce à ces évolutions. Ça, c'est la prochaine étape."

"Le rythme basique de la voiture est là. Il n'aurait pas été possible de la placer là où nous l'avons placée en qualifications, sinon. Cependant, nous n'arrivons pas à obtenir le même rythme sur les longs relais que sur les runs courts, et c'est ça, notre objectif."

En bien meilleure santé

Après avoir racheté une écurie Lotus en grande difficulté financière il y a un an et demi, Renault continue de se reconstruire, que ce soit à Enstone (usine châssis) ou à Viry-Châtillon (infrastructures moteur), mais le chemin à parcourir reste long.

"Nous sommes en bien meilleure santé qu'il y a un an. Nous ne sommes pas là où nous souhaitons être, nous ne sommes pas là où nous comptions être, mais nous y arrivons, pas à pas."

"Il y a un programme de développement moteur avec de nouvelles pièces, avec différentes configurations moteur. Pour l'instant, la performance moteur n'est pas le problème, c'est celle du châssis qui nous freine", conclut Bell.

Propos recueillis par Adam Cooper

Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries Formule 1
Pilotes Nico Hülkenberg , Jolyon Palmer
Type d'article Actualités
Tags bob bell