Renault détaille Singapour du point de vue moteur

Renault détaille les caractéristiques du tracé de Singapour -où se déroule la prochaine manche du championnat de weekend- du point de vue de l'unité de puissance

Renault détaille les caractéristiques du tracé de Singapour -où se déroule la prochaine manche du championnat de weekend- du point de vue de l'unité de puissance. Le bloc Renault s'est imposé à Marina Bay lors des trois dernières épreuves qui s'y sont tenues.

Virage n°3
Le circuit de Marina Bay comporte 23 virages, dont dix négociés sur les premier ou deuxième rapports, sept en troisième et seulement un en quatrième. Le virage n°3 est ‘typique’ de Singapour.

Le pilote commence à freiner au bout de la ligne droite des stands, à environ 290 km/h. Il rétrograde avant de remettre un petit coup de gaz au passage du virage n°2. Il reprend alors le freinage pour descendre en seconde à l’abord du n°3. La vitesse chute alors à moins de 100 km/h et le moteur tourne à environ 13 000 trs/min, au plus bas de la plage d’utilisation. Les ingénieurs travailleront sur les réglages d’overrun pour améliorer la stabilité du train arrière dans la phase de freinage. Ils privilégieront également des rapports de boîte courts pour obtenir la meilleure accélération possible dans les courtes sections reliant les virages.

Virages n°5 à 7
Il n’y a que deux courtes lignes droites à Singapour : la ligne droite des stands et la portion incurvée entre les virages 5 et 7. La piste rejoint alors le boulevard Raffles, célèbre pour ses hôtels et boutiques de luxe.

Cette portion de seulement 700 mètres permet au pilote de passer la septième et d’atteindre les 300 km/h. Le moteur en profite alors pour respirer un peu. Avec des températures ambiantes d’environ 30°C la nuit, c’est une opportunité bienvenue, d’autant que le tracé se poursuit jusqu’à la fin avec une série de virages sinueux, où le moteur fonctionne à bas régime dans des virages serrés.

Virages n°15 à 17

Cette portion commence avec le boulevard Raffles, une des rues les plus fréquentées de la ville. Il en résulte un revêtement assez bosselé, qui a tendance à déstabiliser la voiture, tout particulièrement lors du freinage pour le n°16, un virage à droite en angle aigu. Comme à Monaco, les pilotes doivent éviter les plus grosses bosses, qui peuvent faire décoller la voiture pendant un court instant.

Lorsque le moteur n’est plus soumis à aucune contrainte, le régime augmente brutalement pour venir toucher le limiteur. Il en résulte une perte de temps et des dégâts potentiels sur la mécanique. Les ingénieurs vont donc s’attarder sur la programmation de l’affichage des LED indiquant les changements de rapport. Les pilotes seront même encouragés à monter les vitesses assez tôt pour éviter de toucher trop souvent le limiteur.

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