Renault doute de la possibilité de geler les modes moteur

Le constructeur français estime qu'il serait "extrêmement difficile" de geler les modes moteur entre les qualifications et la course. Pour Cyril Abiteboul, il faut surtout se pencher sur la question de la combustion d'huile.

Après le Grand Prix d'Australie de F1, les discussions d'une partie du paddock se sont concentrées sur les modes moteur. Le "mode fête" de Mercedes a particulièrement été au cœur des débats, suite à l'impressionnante pole position de Lewis Hamilton et d'aucuns y ont vu le résultat d'une exploitation maximale de l'unité de puissance à l'Étoile.

Même s'il paraît quelque peu exagéré d'attribuer l'intégralité de la paternité de l'écart de plus de six dixièmes séparant le Britannique de Kimi Räikkönen uniquement au mode moteur, cette performance a été brandie par certaines figures de la discipline pour suggérer la mise en place de mesures visant à interdire une utilisation particulière des propulseurs dans l'exercice chronométré.

Red Bull, par l'intermédiaire de Helmut Marko et de Christian Horner, a ainsi soumis l'idée d'un gel de l'utilisation des modes moteur entre les qualifications et la course, ce qui aurait pour conséquence de rendre inutilisables des réglages pouvant donner au bloc turbo hybride sa pleine puissance.

Cependant, même si cette solution n'est absolument pas envisagée par la FIA, pour Cyril Abiteboul, le directeur général de Renault Sport, une telle restriction serait casse-tête à mettre en place : "Je pense que ça serait extrêmement difficile à faire techniquement", a-t-il expliqué pour Motorsport.com. "J'ai tout intérêt à être aligné avec ce que le Dr. Marko déclare, mais sachant les détails techniques derrière cela, être capable de le faire..."

Pour le Français, le vrai champ d'action se situe ailleurs, et notamment au niveau de la consommation d'huile moteur, pourtant déjà limitée cette saison après la controverse de 2017. "Je pense que le premier objectif va être de limiter la consommation d'huile. Nous avons actuellement une situation où c'est 0,6 litre [pour 100 km], mais notre moteur en consomme même moins de 0,1. Il est possible, en 2018, d'avoir un moteur qui a une telle consommation, donc je ne vois pas pourquoi nous n'allons pas plus loin que cela."

"Pour moi, il s'agirait d'une option évidente si nous voulons faire quelque chose sur [cette question] et nous assurer que tout le monde est en ligne avec l'esprit des règles."

Avec Adam Cooper

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Type d'article Actualités
Tags cyril abiteboul, huile, moteurs