Renault F1 - Pas d'interventionnisme pour Carlos Ghosn

Carlos Ghosn a déjà dû expliquer à de nombreuses reprises qu’il n’interférerait pas dans la politique de choix des pilotes de l’équipe d’usine Renault Sport F1.

Renault F1 - Pas d'interventionnisme pour Carlos Ghosn
Kevin Magnussen, Renault Sport F1 Team avec Jolyon Palmer, Renault Sport F1 Team
Jolyon Palmer, Renault Sport F1 Team
Jolyon Palmer, Renault Sport F1 Team, Esteban Ocon, pilote d'essais Renault Sport F1 Team et Kevin Magnussen, Renault Sport F1 Team
Carmen Jorda, pilote de développement Renault F1 Team
La Renault R.S.16
La double sortie d'échappement de la Renault R.S.16
Esteban Ocon, Renault Sport F1 Team
Kevin Magnussen, Renault Sport F1 Team avec Jolyon Palmer, Renault Sport F1 Team
Livrée imaginaire de la Renault R.S.16

Même s’il a admis éprouver une admiration certaine pour Fernando Alonso, qui a remporté ses deux couronnes mondiales avec le team franco-anglais, Carlos Ghosn promet qu'il restera à sa place et ne posera pas de conditions dans le choix des pilotes de l'équipe F1.

Le PDG de l’Alliance Renault-Nissan a certes été celui qui a donné le feu vert définitif pour valider les dépenses sur le long terme prévues pour se donner les moyens de gagner en F1, mais il assure que la gestion au quotidien du team reviendra aux représentants disposant des compétences nécessaires.

"Je ne choisis pas les pilotes", assure celui qui n’a nullement envie de se montrer interventionniste. "L’une des conditions est que je souhaite que le directeur de l’équipe F1 soit responsable des résultats. Si je souhaite que ce soit le cas, alors je dois lui laisser choisir la technologie, les pilotes, etc".

"Au final, je ne veux pas qu’il dise : ‘je n’y suis pas arrivé parce que vous avez choisi les pilotes’. Il choisit tout ce dont il a besoin, et comment il lui faut être impliqué pour être compétitif. C’est tout ce que je demande".

Une vision sur le long terme

Renault garde les attentes publiques envers le team F1 raisonnables et ne promet que des objectifs de podiums d’ici trois ans (ce que l’équipe Lotus est parvenue à atteindre à Spa en 2015 avec Romain Grosjean, en dépit d’un package irrégulier). Plutôt que de viser des résultats immédiats, Ghosn avoue que la perspective de Renault s’inscrit sur le long terme, ce qui faisait quoi qu’il en soit partie des conditions de la FOM au moment de la signature d’un accord commercial.

"L’une des raisons pour lesquelles nous prenons le temps de nous établir est que nous souhaitons des résultats solides", poursuit Ghosn. "Cela signifie que tout pas en avant doit être suivi d’un autre pas en avant, et non de deux en arrière. C’est pourquoi je leur donne le temps, pour qu’ils puissent bâtir une équipe très forte, avec une technologie solide, un moteur solide, une auto compétitive et de bons pilotes. Nous souhaitons une performance durable".

Difficile pour Ghosn de ne pas utiliser le mot marketing pour justifier l’important engagement de Renault en Formule 1. Pour briller à l’étranger et toucher des marchés, le programme F1 doit faire rêver les masses, comme à l’époque du glorieux duel contre Ferrari.

"Nous parlons d’une poussée marketing forte, avec une offensive qui nous porte sur de nombreuses années. Il ne s’agit donc pas de faire une voiture rapide une année et de retomber par la suite", estime celui qui sait également que le succès de son équipe dirigeante ne sera possible que si celle-ci dispose d’outils en main pour créer un cycle de recrutement et de mise en place de projets avec une vision sur le long terme. 

Et dès lors que des plans seront échafaudés sur le long terme par la concurrence, Mercedes-Benz finira par être détrôné, assure Ghosn.

"Il y a trois ans, Red Bull dominait (pendant 5 saisons) et les gens disaient : ‘mon Dieu, que va-t-il se passer ?’. Les temps changent. Il y aura encore des changements. Au final, il s’agit de technologie, de personnes, de pilotes, d’entraineurs, de techniciens. Tout cela ne dure pas pour toujours. Il y a un début et une fin à tout et nous serons très heureux de participer à cette incertitude quant à la victoire en F1".

Avec Roberto Chinchero

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