Les analyses techniques F1 de Giorgio Piola
Dossier

Les analyses techniques F1 de Giorgio Piola

Revue technique - Le naufrage de Williams

partages
commentaires
Revue technique - Le naufrage de Williams
Par :
Co-auteur: Matt Somerfield
4 janv. 2019 à 20:20

Au début de l’ère des Formule 1 turbo hybrides, Williams avait produit une voiture à peu près capable de rivaliser avec les meilleures.

Toutefois, quatre ans plus tard, ce fut le désastre avec une FW41 inefficace. Les défauts du châssis et de l’aérodynamique ont éclipsé la formidable puissance du moteur Mercedes.

Déjà, la FW40 de la saison dernière avait montré de grandes faiblesses. L’écurie britannique n’avait su tirer profit de la refonte partielle de la réglementation technique introduite l’an dernier. La monoplace 2018, la FW41, s’est révélée être encore pire, car extrêmement complexe et dotée d'un comportement totalement imprévisible en piste.

Lire aussi :

Ce survol technique de la FW41 démontre que les ingénieurs ont incorporé dans cette voiture des solutions intéressantes vues sur les Mercedes et les Ferrari durant la saison 2017. Avec sa cape et ses dérives latérales complexes, la Williams s’inspire non seulement de la Mercedes, mais aussi de la Ferrari avec des pontons modifiés, conséquence du déplacement de la structure d’impact latérale.

Diapo
Liste

Design de la Williams FW41

Design de la Williams FW41
1/24

Photo de: Giorgio Piola

Avec sa cape et les dérives latérales complexes, la Williams FW41 s’inspire de la Mercedes et de la Ferrari avec, comme elles, des pontons modifiés, conséquence du déplacement de la structure d’impact latérale.

Comparaison des orifices de refroidissement de la Williams FW41, GP de Hongrie et du Mexique

Comparaison des orifices de refroidissement de la Williams FW41, GP de Hongrie et du Mexique
2/24

Photo de: Giorgio Piola

La Williams semblait exiger un refroidissement beaucoup plus important que les autres voitures à moteur Mercedes. On a donc vu les FW41 rouler avec ce capot moteur muni d’une très large ouverture à l’arrière, comme ce fut le cas en Hongrie et au Mexique.

Le volant de la Williams FW41

Le volant de la Williams FW41
3/24

Photo de: Jerry Andre / Sutton Images

Williams est la seule écurie à ne pas avoir monté un écran à cristaux liquides sur ses volants qui possèdent, fait rare, une forme de papillon.

Le volant de Lance Stroll, Williams FW41

Le volant de Lance Stroll, Williams FW41
4/24

Photo de: Giorgio Piola

Vue arrière du volant avec les palettes activant l’embrayage et les changements de rapport.

La Williams FW41

La Williams FW41
5/24

Photo de: Giorgio Piola

Williams a dû améliorer l’évacuation de la chaleur lors du Grand Prix de Bahreïn. On note la présence de ces ouïes en persiennes sur le côté du cockpit.

Vue détaillée de l'avant de la Williams FW41

Vue détaillée de l'avant de la Williams FW41
6/24

Photo de: Giorgio Piola

L’absence de l’aileron avant nous permet de bien apercevoir les tubes de Pitot installés par l’équipe afin de mesurer la vélocité du vortex généré par la section neutre du plan principal et la section à volets de l’aileron.

Capteur de la Williams FW41

Capteur de la Williams FW41
7/24

Photo de: Giorgio Piola

Lors du Grand Prix d’Espagne, l’équipe britannique a installé ces capteurs aérodynamiques sur le côté de la boîte à air et du capot moteur.

Vue détaillée d'un déflecteur de la Williams FW41

Vue détaillée d'un déflecteur de la Williams FW41
8/24

Photo de: Giorgio Piola

Giorgio Piola inspecte visuellement les dérives latérales de la FW41 à l’occasion du Grand Prix du Canada.

Le frein avant d'une Williams FW41

Le frein avant d'une Williams FW41
9/24

Photo de: Giorgio Piola

Vue d’un frein avant lors du Grand Prix d’Autriche. On note la présence de canaux qui servent à souffler l’air brûlant provenant des freins vers la roue et le pneu.

Comparaison des ailerons avant de la Williams FW41

Comparaison des ailerons avant de la Williams FW41
10/24

Photo de: Giorgio Piola

Un nouvel aileron fut introduit en Allemagne. On remarque une révision au point de jonction entre la section neutre (flèche bleue) et la section en forme d’arche (flèche rouge). La section externe, dotée des volets, a aussi été modifiée (illustré en jaune). La cascade en ‘r’ a vu sa surface supérieure tordue (flèche blanche).

Lance Stroll, Williams FW41 avec de la peinture aérodynamique sur l'aileron avant

Lance Stroll, Williams FW41 avec de la peinture aérodynamique sur l'aileron avant
11/24

Photo de: Mark Sutton / Sutton Images

Utilisation de peinture de visualisation des flux sur la voiture.

Lance Stroll, Williams FW41, avec de la peinture aérodynamique

Lance Stroll, Williams FW41, avec de la peinture aérodynamique
12/24

Photo de: Andrew Hone / LAT Images

Autre test avec de la peinture de visualisation des flux qui fut vaporisée sur l’aileron avant, les éléments de suspension, les dérives, les pontons et le fond plat.

Aileron arrière, T-wing et ouïe de refroidissement de la Williams FW41, GP de Hongrie

Aileron arrière, T-wing et ouïe de refroidissement de la Williams FW41, GP de Hongrie
13/24

Photo de: Giorgio Piola

Ici, la FW41 possède une large ouïe d’évacuation de chaleur (flèche rouge) et un T-wing double (flèche bleue). L’aileron arrière est de forme conventionnelle et non pas en forme de cuillère tel que vu en début de saison (flèche verte). L’aileron conserve toutefois les persiennes ouvertes, cette fois à cinq éléments au lieu de trois (flèche violette).

Oliver Rowland, Williams FW41

Oliver Rowland, Williams FW41
14/24

Photo de: Mark Sutton / Sutton Images

Afin de préparer la saison 2019 et l’introduction d’un aileron élargi, Williams a fait rouler cette FW41 munie de cet énorme treillis de capteurs.

Robert Kubica, Williams FW41, avec de la peinture aéro flow-viz sur la voiture

Robert Kubica, Williams FW41, avec de la peinture aéro flow-viz sur la voiture
15/24

Photo de: Mark Sutton / Sutton Images

Il est intéressant de noter que différentes couleurs ont été utilisées sur les différentes parties de la voiture afin de constater les effets aérodynamiques de chacune.

Vue détaillée de la Williams FW41

Vue détaillée de la Williams FW41
16/24

Photo de: Giorgio Piola

Des capteurs additionnels ont été fixés à la cape, sous le nez, afin de mieux comprendre l’écoulement des flux d’air.

L'aileron arrière de la Williams FW41

L'aileron arrière de la Williams FW41
17/24

Photo de: Mark Sutton / Sutton Images

Sur le circuit urbain de Singapour, les FW41 ont été munies d’un T-wing double afin de générer un peu plus d’appui.

Un déflecteur de la Williams FW41

Un déflecteur de la Williams FW41
18/24

Photo de: Giorgio Piola

Vue latérale des dérives de la Williams et du rebord inférieur, fortement inspiré de celui de la Ferrari. L’ailette en forme de boomerang possède des échancrures qui reflètent celles qui se trouvent sur les éléments inférieurs.

Des nez et ailerons avant de Williams FW41

Des nez et ailerons avant de Williams FW41
19/24

Photo de: Mark Sutton

Deux types d’ailerons avant étaient disponibles en Russie. Celui du haut était d’une spécification plus récente et possédait un plan principal, des volets et une cascade en ‘r’ revus.

Déflecteurs de la Williams FW41

Déflecteurs de la Williams FW41
20/24

Photo de: Giorgio Piola

Vue en plongée du flanc de la FW41 lors du Grand Prix du Japon à Suzuka.

L'aileron avant de la Williams FW41

L'aileron avant de la Williams FW41
21/24

Photo de: Rubio / Sutton Images

Vue de haut de l’aileron avant au Japon. On remarque bien la fente incorporée au support de l’aileron.

Sergey Sirotkin, Williams FW41

Sergey Sirotkin, Williams FW41
22/24

Photo de: Steven Tee / LAT Images

Durant les essais du Grand Prix du Brésil, tout l’arrière de cette FW41 fut recouvert de peinture de visualisation des flux.

Nez et aileron avant de la Williams FW41

Nez et aileron avant de la Williams FW41
23/24

Photo de: Mark Sutton

Vue en plongée de l’aileron avant de style 2019 essayé par Williams lors des essais qui ont suivi le Grand Prix de Hongrie. Notez les autocollants en forme de damier apposés sur les dérives et la présence d’une caméra à haute vitesse qui enregistre les flexions de l’aileron quand la voiture est en piste.

Aileron arrière de la Williams FW41, GP du Canada

Aileron arrière de la Williams FW41, GP du Canada
24/24

Photo de: Giorgio Piola

Illustration de l’aileron arrière en forme de cuillère utilisé par Williams lors du Grand Prix du Canada.

Article suivant
Bilan 2018 - La 5e symphonie de Hamilton

Article précédent

Bilan 2018 - La 5e symphonie de Hamilton

Article suivant

Qualifications 2018 - Analyse détaillée équipe par équipe

Qualifications 2018 - Analyse détaillée équipe par équipe
Charger les commentaires

À propos de cet article

Séries Formule 1
Auteur Giorgio Piola
Be first to get
breaking news