Ricciardo a "des idées" sur les difficultés de McLaren en Turquie

Après un long chemin de croix à Istanbul, Daniel Ricciardo a bon espoir que ce week-end difficile pour McLaren ne soit qu'une exception.

Ricciardo a "des idées" sur les difficultés de McLaren en Turquie

McLaren n'a placé aucune de ses voitures dans le top 6 au Grand Prix de Turquie, une contre-performance qu'elle n'avait précédemment connue qu'à Zandvoort et au Hungaroring cette saison – le carambolage du départ ayant joué un rôle non négligeable en Hongrie. Lando Norris a connu une course relativement peu mouvementée à Istanbul, septième au départ comme à l'arrivée, tandis que Daniel Ricciardo, éliminé dès la Q1 et équipé d'une unité de puissance neuve par la suite, n'avait pas le rythme pour dépasser aisément et s'est classé 13e après un arrêt au stand précoce par rapport à la concurrence.

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Dès les qualifications, l'inquiétude était au rendez-vous pour le directeur d'équipe Andreas Seidl, mais il paraissait déjà évident que les courbes rapides et les courtes lignes droites de l'Istanbul Park ne convenaient pas à la McLaren. "J'ai déjà vu plusieurs fois cette année que selon les caractéristiques du circuit, la météo, la sélection pneumatique, on est occasionnellement en position d'évoluer aux avant-postes, mais en même temps, avec certains facteurs nous avons pas mal de difficultés, et nous sommes devancés par les habitués comme Pierre [Gasly], les Ferrari, Fernando [Alonso]. Ce donc n'est pas une énorme surprise", avait fait savoir Seidl.

La course a donc confirmé ces craintes, et Ricciardo n'a pas bouclé le moindre tour dans le top 10, bien loin de la remontée qu'il espérait. L'Australien faisait toutefois preuve de son optimisme habituel à l'issue de cette épreuve : "Ce n'est pas que je ne veux pas prendre ce week-end au sérieux, mais d'une certaine manière je ne veux pas le prendre en compte, je ne veux pas qu'il nous déprime. C'est un de ces week-ends qui n'ont pas été bons."

"Je sais que nous allons débriefer maintenant avant de partir d'ici, espérons mettre quelques informations sur la table et essayer d'apprendre quelque chose, mais je ne veux pas que ce week-end affecte notre lancée. Il y a des jours comme ça ; tant que nous pouvons apprendre, nous tournerons la page."

Daniel Ricciardo, McLaren MCL35M

Cependant, dans le contexte de la bataille avec Ferrari pour la troisième place du championnat des constructeurs, le contraste avec la remontée de Sainz, qui a enchaîné les dépassements et est arrivé huitième avec une minute pile d'avance sur Ricciardo, est marquant. D'ailleurs, dix secondes seulement les séparaient à une douzaine de tours de l'arrivée, mais Sainz a alors passé la phase de grainage de ses gommes neuves tandis que celles de Ricciardo, 15 tours plus anciennes, se sont nettement dégradées.

"Avant la course, je pensais que nous pouvions remonter le peloton assez facilement, au moins jusqu'à un certain point, mais maintenant que la course est finie, j'ai des idées", analyse le pilote McLaren. "Nous savons que nous souffrons un peu plus dans certains de ces virages plus longs, et je pense que sur le mouillé on passe plus de temps dans le virage, plus de temps à tuer le pneu, etc. Dans ma tête, je peux plus ou moins le justifier, mais je ne veux pas simplement le justifier et tourner la page, je veux comprendre pourquoi nous n'arrivons pas à faire ce dont [Ferrari] est capable."

Quant à Seidl, il espère un meilleur niveau de performance sur le Circuit des Amériques, théoriquement plus favorable à la MCL35M. "Vu les performances de notre voiture ce week-end, je dirais que nous pouvons être satisfaits de ce résultat final, qui limite la casse. Nous restons sept points et demi devant Ferrari", souligne l'Allemand, qui conclut : "Nous savions que c'était un circuit dur pour nous ; nous sommes impatients d'aller à Austin, en espérant que ce circuit conviendra mieux à notre voiture."

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Propos recueillis par Luke Smith et Jonathan Noble

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