Ricciardo juge sa pénalité "complètement justifiée"

Daniel Ricciardo endosse l'entière responsabilité de son accrochage avec Lance Stroll au Hungaroring, certes involontaire.

Ricciardo juge sa pénalité "complètement justifiée"

Après deux Grands Prix consécutifs dans les points, ce qui ne lui était pas arrivé depuis un moment, Daniel Ricciardo est retombé dans ses travers au Grand Prix de Hongrie. Le pilote McLaren a pourtant atteint la Q3 pour la première fois depuis Montréal, même s'il était neuvième à six dixièmes de son coéquipier Lando Norris, ce dernier au quatrième rang.

En course, Norris était clairement le meilleur des autres, franchissant la ligne d'arrivée en septième position avec 23 secondes d'avance sur l'Alpine de Fernando Alonso, non sans avoir connu un premier relais compliqué avec 14 tours en pneus tendres usés. "Les pneus tendres étaient complètement détruits au bout de cinq tours", révèle l'Anglais.

Si Ricciardo a tenu le rythme de Norris pendant ce premier relais, il a ensuite progressivement perdu pied, et a de surcroît écopé de cinq secondes de pénalité pour avoir percuté Lance Stroll, lorsque la McLaren et l'Aston Martin venaient de sortir des stands, en gommes dures et tendres respectivement.

"À vrai dire, dès que j'ai entendu qu'il était en tendres à la sortie des stands, je me suis dit : 'Oh non, ça va être dur'", confie Ricciardo. "J'ai même vu sa motricité à la sortie du premier virage. Franchement, je ne voulais même pas aborder le virage 2 avec lui car je savais qu'il allait facilement me faire l'extérieur. Je trouvais même que j'avais freiné tôt, c'est ce que j'essayais de faire, car je savais que si je freinais tard, j'allais faire exactement ce que j'ai fait. Je trouvais que j'avais laissé de la marge, et ça n'a quand même pas suffi. Dès que j'ai tourné, j'ai senti le blocage de roue et j'ai su précisément ce qui allait arriver. Je n'ai donc évidemment aucun problème avec la pénalité, c'était complètement justifié."

Daniel Ricciardo, McLaren, arrive sur la grille

Daniel Ricciardo (McLaren) sur la grille de départ

Un double dépassement sur les Alpine au 24e tour a donné de l'espoir à Ricciardo, même s'il était alors en mediums et les bolides bleus en durs. Des pneus durs qui ont finalement causé la perte de l'Australien, ce dernier ayant laissé filer une seconde au tour sur Norris dans son dernier relais.

"Ces courses-là ne sont pas fun", déplore-t-il. "Ce n'est pas fun, forcément, quand on perd du terrain. Il y a un moment où j'ai réalisé le double dépassement sur les Alpine, et je me suis dit qu'il y avait peut-être quelque chose à faire, mais c'était encore tôt dans la course. C'était quand même un temps fort, ça m'a donné un petit peu d'excitation. Sinon, quoi d'autre ? La pause arrive à point nommé."

L'écart ne fait que se creuser entre Ricciardo et Norris au championnat des pilotes, avec 19 points à 76, et ce manque de rythme en gommes à bandes blanches va être scruté de près par McLaren pendant la trêve estivale.

"Je dois attendre l'analyse détaillée, mais le plus gros problème était clairement le relais en pneus durs à la fin, qui l'a complètement privé de toute chance de rester dans la bataille avec les Alpine", souligne le directeur d'équipe Andreas Seidl au sujet de Ricciardo. "Mais si l'on regarde le relais de Lando en pneus durs, ça ne lui a pris qu'un tour, je dirais, puis les pneus étaient dans [la fenêtre] et il a fait un super relais. Nous contrôlions quand même beaucoup les pneus. J'imagine qu'il est donc plus important pour nous de comprendre pourquoi Daniel n'a pas été capable de faire pareil."

Propos recueillis par Adam Cooper

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