Russell redoute une dégradation extrême des pneus à Istanbul

Les pneumatiques pourraient s'avérer trop tendres ce week-end à Istanbul, et d'après George Russell, ce sera un facteur crucial en course.

Russell redoute une dégradation extrême des pneus à Istanbul

Après une édition 2020 marquée par un manque d'adhérence inédit sur le sec avec une piste qui venait tout juste d'être refaite, celle-ci a été traitée pour le Grand Prix de Turquie 2020, et le contraste pourrait difficilement être plus marqué. Le gain d'adhérence est tel que le meilleur temps de Lewis Hamilton en EL2 est quatre secondes et demie plus rapide que celui de la même séance l'an passé, alors que les F1 sont un peu plus lentes cette saison.

Cependant, personne ne savait à quoi s'attendre à l'aube de ce week-end, et il semble que Pirelli n'ait pas apporté les bons pneus, avec les composés C2, C3 et C4 de sa gamme : le manufacturier craint que cette sélection ne s'avère trop "agressive". George Russell corrobore cette théorie au terme de la première journée d'essais.

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"Ça va être une course très compliquée dimanche, car aucune voiture n'a fait plus de 12 tours d'affilée avec un seul train de pneus, nous en ferons bien davantage dimanche", affirme Russell, bien que plusieurs pilotes aient fait plus de 12 tours d'affilée avec les mêmes pneus, Valtteri Bottas et Carlos Sainz ayant même parcouru 25 boucles (non consécutives) avec un train de gommes mediums. En revanche, aucun set de tendres n'a effectué plus de 13 tours, en l'occurrence aux mains de Nicholas Latifi.

"Est-ce que ça va être un arrêt, est-ce que ça va être deux arrêts, est-ce que le pneu va s'effondrer ?" s'interroge Russell. "Car la sévérité du virage 8 tue les pneus, quand on y passe à 280 ou 290 km/h. Il faut que nous soyons alertes pour cette situation."

"Enfin, les pneus tenaient vraiment bien [en essais libres], mais je pense que l'usure sera quand même un facteur, ça atteindra un stade où le pneu va juste s'effondrer parce qu'on perd toute la gomme en pilotant si agressivement et si vite. C'est là que ça va être compliqué. Dans la voiture, on peut avoir l'impression que ça va, et soudain un tour plus tard, c'est foutu et on ne peut pas rattraper ça car il n'y a simplement plus de gomme sur les pneus. C'est là que l'équipe va devoir être très alerte pour voir comment ces pneus évoluent au fil de la course, et ne pas tarder à décider de faire deux arrêts, ou décider que l'on est en bonne position pour faire un arrêt, quoi que ce soit. Cela va faire la différence pour tout le monde dimanche."

Côté performance, l'Anglais ne sait pas vraiment à quoi s'attendre pour le reste du week-end, alors que les Williams ne devançaient que les Haas au terme des EL2. "Le rythme avec beaucoup de carburant avait l'air très compétitif, à vrai dire – au niveau d'Aston et d'Alpine, ce qui était surprenant", souligne Russell. "Le rythme avec peu de carburant n'était pas aussi compétitif que je ne l'aurais espéré, j'étais 18e en EL2, ce qui n'était pas fantastique, mais je pense que nous avons de bonnes chances."

"Je pense que beaucoup d'équipes ont des programmes différents, certaines ont peut-être utilisé un mode moteur [plus puissant] par rapport à d'autres. D'habitude, nous parvenons à trouver quelque chose le samedi ; espérons que ce soit à nouveau le cas", conclut celui qui s'est qualifié dans le top 3 à deux reprises lors des quatre derniers Grands Prix, à chaque fois en tirant profit des conditions météorologiques, et qui n'a été éliminé en Q1 qu'une fois cette saison.

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