Réactions
Formule 1 GP du Canada

Sainz : Le Grand Prix du Canada était "un accident" pour Ferrari

Éliminé dès la Q2, jamais dans le rythme ou presque durant la course, puis contraint à l'abandon après un accrochage, Carlos Sainz veut croire que le Grand Prix du Canada était un faux-pas unique, alors que son équipier Charles Leclerc a lui aussi abandonné.

Carlos Sainz, Ferrari SF-24

Photo de: Glenn Dunbar

Il est rare de voir des mines aussi déconfites chez Ferrari. Ces derniers temps, la Scuderia a plutôt fait preuve d'une remarquable régularité, plaçant systématiquement l'un de ses pilotes dans le top 5 depuis le début de la saison. Une saison qui a atteint son point d'orgue il y a quinze jours à Monaco, où Charles Leclerc a décroché une brillante victoire à domicile, Carlos Sainz complétant le podium avec la troisième place.

Sainz, justement, a fait preuve d'une belle constance depuis le début du championnat et, hormis son forfait en Arabie saoudite pour raisons médicales, il a constamment figuré dans le top 5, signant quatre podiums, dont une victoire en Australie.

La désillusion est d'autant plus grande pour le pilote espagnol au Canada. Auteur d'un décevant 12e chrono lors des qualifications, ce dernier a offert une tout aussi anonyme prestation en course sur le circuit Gilles-Villeneuve. Coincé dans le peloton lors de la première partie de l'épreuve, puis contraint à l'abandon après être parti à la faute, puis être percuté par la Williams d'Alex Albon, le Madrilène veut vite tourner la page.

Nous devons comprendre ce qui s'est passé en tant qu'équipe.

"C'était le genre de course où le rythme ne s'est jamais installé", commentait Sainz à l'issue de l'épreuve. "Nous avons subi quelques dégâts dans la voiture à la suite de quelques contacts au cours de cette course folle, mais nous n'avons jamais eu assez de rythme aujourd'hui pour effectuer des dépassements."

"Ce n'est que lorsque nous sommes passés aux pneus slicks, vers la fin de la course, que j'ai commencé à sentir qu'il y avait peut-être un potentiel pour marquer des points, et que j'ai commencé à devenir un peu plus rapide. J'essayais juste de prendre des risques pour dépasser les gens dans les zones du DRS pour tenter d'être proche dans le deuxième secteur, particulièrement mouillé."

Une course à oublier pour Carlos Sainz et Ferrari.

Une course à oublier pour Carlos Sainz et Ferrari.

Photo de: Francois Tremblay / Motorsport Images

En manque de rythme, Carlos Sainz s'interroge encore sur les raisons de sa perte de contrôle de sa Ferrari, qui a mis fin à sa course. "Je n'en sais rien", souffle-t-il. "Je ne sais pas. C'est très étrange que j'aie perdu le contrôle à la mi-course et que j'aie mis fin à notre course. C'était un week-end très faible, très décevant pour toute l'équipe parce que nous n'avons jamais semblé trouver un bon rythme."

"Je pense que le Canada était un accident, un cas un peu spécial, et nous devons comprendre ce qui s'est passé en tant qu'équipe. Il y avait clairement quelque chose que les autres faisaient en qualifications avec les pneus pour les préparer au mieux."

Problème moteur pour Leclerc

Charles Leclerc n'a guère été plus en réussite, avec un problème moteur, qui l'a finalement contraint à renoncer, après avoir tenté un pari avec les pneus durs en espérant une piste sèche. "À chaque fois que j'allais chercher de la puissance, je ne savais pas ce que j'allais en tirer", explique le Monégasque. "Et c'était, tout d'abord, très difficile au niveau pilotage, très frustrant parce que dans la ligne droite, je me faisais doubler par tout le monde."

Lire aussi :

"Dans la première partie de la course, je pense que nous avons bien géré cela. Et comme nous étions sur le mouillé, nous pouvions récupérer dans les virages, je croyais encore que nous pouvions finir dans les points. Mais dès que le temps s'est asséché, j'ai été une cible facile dans les lignes droites."

"[Le long arrêt au stand] était ennuyeux", regrette Leclerc. "Mais au final, c'était le mieux que nous pouvions faire à ce moment-là. Je savais que nous finirions dans les points quoi qu'il arrive, même avec ce problème. Nous devions donc essayer quelque chose avec les pneus slicks."

Frédéric Vasseur, le directeur de la Scuderia Ferrari, veut surtout aller de l'avant, et se tourner vers le prochain Grand Prix, à Barcelone. "Nous travaillons en tant qu'équipe avec les pilotes dans les bons et les mauvais moments et nous garderons la même approche pour le week-end prochain et nous continuerons ensemble", assure le Français. "Je ne suis pas du tout perturbé par ce genre de week-end, c'est comme ça."

Propos recueillis par Filip Cleeren

VIDÉO - Le résumé du GP du Canada

Be part of Motorsport community

Join the conversation
Article précédent Le pari de Haas : une bonne stratégie qui n'a duré que quelques tours
Article suivant Le promoteur du GP du Canada prend les critiques au sérieux

Top Comments

Il n'y a pas de commentaire pour le moment. Souhaitez-vous en écrire un ?

Sign up for free

  • Get quick access to your favorite articles

  • Manage alerts on breaking news and favorite drivers

  • Make your voice heard with article commenting.

Motorsport prime

Discover premium content
S'abonner

Edition

Suisse