Sauber - Au meilleur niveau "avec des ressources financières"

Difficile de savoir de quel côté donner de la tête lorsque vient sur la table de nom de Lawrence Stroll

Difficile de savoir de quel côté donner de la tête lorsque vient sur la table de nom de Lawrence Stroll. Le milliardaire canadien arrive dans de nombreuses rumeurs de rachat de team, aussi bien du côté de chez Sauber que de Lotus.

Mais alors que débutait le Grand Prix de Singapour, le weekend dernier, Monisha Kaltenborn, directrice de l'équipe suisse, avait pris le temps de détailler la situation du team, sans complètement démentir le possible intérêt de celui qui fit fortune avec le label vestimentaire Tommy Hilfiger dans les années 1990.

"Depuis que Peter [Sauber] a racheté le team à BMW, il est clair que nous sommes toujours ouverts à un solide partenaire", explique-t-elle ainsi. "Nous avons toujours eu de solides partenaires dans le passé, si vous regardez Crédit Suisse, ou Red Bull et Petronas; même s'ils n'ont pas été actionnaires dans le sens classique du terme. Ce n'est donc rien de nouveau pour nous. On sait également en tant qu'équipe privée que pour être compétitif de nos jours, il faut un solide partenaire. Dans cette perspective, nous avons eu plusieurs discussions dans le passé, et c'est tout ce que je peux dire".

Cuisinée sur les possibles investisseurs s'intéressant à l'équipe, Monisha Kaltenborn a refusé d'oublier définitivement la piste russe, initiée par le biais d'un emprunt bancaire et d'une possibilité de pousser le jeune Sergey Sirotkin dans un baquet de titulaire, après des premiers essais en EL1 à Sotchi.

Pourtant, de nombreuses autres possibilités intéressantes existent, notamment avec Carlos Slim et ses partenaires mexicains, qui soutiennent déjà Esteban Gutierrez, ou avec des partenaires de l'industrie nucléaire souhaitant voir Simona de Silversto comme la première femme titulaire pour une saison complète en F1 à court terme.

"Cela ne tombe pas en miettes", insiste ainsi la directrice d'équipe au sujet de la piste russe. "Le problème est que les choses prennent du temps et qu'il n'y a pas de façon pour nous d'influencer cet emploi du temps. Et peut-être que des choses arrivent de l'autre côté, auxquelles il faut simplement donner plus de priorité. La ligne entre le privé et le public est très fine en Russie. Certaines situations politiques affectent les partenariats, et c'est également arrivé. Il n'y a donc pas grand-chose d'autre à faire qu'attendre".

Reste que dans la situation de Sauber, un peu de stabilité et de garanties financières pour le futur, sans enchevêtrements politiques ne feraient pas de mal, particulièrement après une saison 2014 réellement difficile d'un point de vue sportif. Par ailleurs, Kaltenborn ne souhaite idéalement pas vendre le team, mais plutôt maintenir une position privilégiée avec un grand partenaire, capable d'insuffler les finances nécessaires dans l'équipe sans chercher de contrôle sportif direct.

"Avec un partenaire solide, nous serions plus à même d'être compétitifs", acquiesce-t-elle, tout en ajoutant que Sauber dispose d'infrastructures et d'investissements en dur sur le long terme dont certaines autres teams indépendants ne peuvent que rêver.

"Nous sommes une équipe bien établie avec de solides traditions. Nous avons une très bonne infrastructure et une base pour courir à un bon niveau, et même au meilleur niveau si nous disposons d'assez de ressources financières. Notre base solide nous permet de ne pas solliciter autant de fonds que ce dont pourraient avoir besoin d'autres qui cherchent à atteindre ce niveau. La meilleure preuve est que lorsque BMW a acheté la majorité de l'équipe. Il faut que tout soit droit dans vos registres et dans votre histoire quand BMW vient faire votre acquisition".

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Séries Formule 1
Pilotes Lawrence Stroll , Esteban Gutiérrez , Sergey Sirotkin
Équipes Sauber
Type d'article Actualités