Sauber n'est plus en mode "survie"

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Sauber n'est plus en mode
Par : Benjamin Vinel
27 janv. 2017 à 08:00

Après un score déjà vierge en 2014, Sauber F1 Team a bien failli conclure la saison 2016 sans le moindre point au compteur.

Marcus Ericsson, Sauber C35
Felipe Nasr, Sauber C35, célèbre sa neuvième place à la fin de la course
Marcus Ericsson, Sauber C35
Marcus Ericsson, Sauber F1 Team
Marcus Ericsson, Sauber C35
Felipe Nasr, Sauber C35
Monisha Kaltenborn, team principal Sauber lors de la conférence de presse de la FIA
Felipe Nasr, Sauber C35 locks up under braking
Marcus Ericsson, Sauber C35 en tête-à-queue

Felipe Nasr a toutefois signé une neuvième place cruciale à Interlagos, et le ciel s'éclaircit pour l'écurie suisse après son rachat par Longbow Finance en juillet dernier.

La situation financière est plus confortable pour la structure de Hinwil, et le niveau de performance affiché en fin de saison 2016 était quelque peu encourageant, puisque Marcus Ericsson est passé en Q2 à trois reprises après la trêve estivale. Le Suédois indique que son équipe est sortie de ce qu'il appelle le "mode survie".

"Cela prend certainement du temps, mais je pense qu'il est clair, vu la deuxième moitié de la saison dernière, que nous avons vraiment fait de grands progrès", estime Ericsson pour le site officiel de la F1. "Et l'objectif est, évidemment, de continuer comme ça en 2017. D'excellentes personnes ont décidé de rejoindre l'équipe ces derniers mois, ce qui fait également la différence. Dans l'ensemble, on dirait que nous allons dans la bonne direction. Et avec deux jeunes pilotes qui ont soif de victoire, nous devrions être performants."

Sauber vient en effet de recruter Pascal Wehrlein aux côtés de Marcus Ericsson : un peu de sang neuf au sein de cette écurie qui a aligné un duo Ericsson/Nasr pendant deux ans et qui n'est plus dans le rouge, grâce à ses nouveaux investisseurs. Des éléments clés ont même été recrutés, comme le directeur technique Jörg Zander.

"Je pense que la stabilité financière que nous avons désormais au sein de l'équipe fait déjà une grande différence", poursuit Ericsson. "Et comme je l'ai dit, de très bonnes personnes qui ont rejoint l'équipe récemment vont faire la différence. En plus, toute l'équipe est désormais très motivée avec ce nouveau départ. Au lieu de se concentrer sur la survie, tout le monde travaille à 100% dans le but de trouver de la performance. Cela va certainement faire une grande différence."

Pas une année de transition

D'où une ambition certaine de la part non seulement des pilotes, mais aussi des dirigeants de Sauber. Monisha Kaltenborn se refuse à tout défaitisme quant à la campagne à venir.

"Ce n'est pas une année de transition", déclare Kaltenborn dans les colonnes d'Autosport. "Nous avons une vision pour les années à venir. Ce que nous voulons accomplir lors de la première année, nous le ferons. L'objectif est clairement de faire un grand pas en avant, de faire notre retour en milieu de plateau et de partir de là."

"L'année 2017 va être particulièrement cruciale. Nous n'allons pas nous contenter de dire : 'C'est une transition et nous en avons assez'. Il est temps de se mettre au travail."

Et bien que les partenaires fussent rares sur les monoplaces bleues de l'écurie suisse ces dernières années, surtout si l'on exclut les mécènes des pilotes, Kaltenborn a bon espoir que 2017 soit un nouveau chapitre dans le domaine des sponsors.

"Il faut qu'il y en ait davantage et il y en aura, car il y a plus de gens qui sont intéressés. Ils voient qu'il y a un changement ici, c'est un grand changement, nous recrutons des employés et ils se demandent : 'Pourquoi ne sautons-nous pas dans le train pour en faire partie ?'. C'est une bonne ambiance, très positive, et cela va se voir au niveau des partenariats", conclut l'Indienne.

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Auteur Benjamin Vinel