La sécurité de la voie des stands inquiète au Paul Ricard

Alors que la Formule 1 redécouvre ce week-end le Circuit Paul Ricard dans le cadre du retour du Grand Prix de France, la sécurité de la voie des stands a concentré des interrogations grandissantes au cours des deux premières journées.

L'entrée comme la sortie de cette pitlane se trouvent au cœur de discussions et de craintes, notamment avant la course cet après-midi (16h10), et la question a été abordée vendredi lors du briefing des pilotes. 

Concernant l'entrée, c'est le virage serré à gauche, consécutif à l'engagement dans la voie de décélération, qui fait se lever les sourcils. Pilotes et équipes estiment que cette configuration expose les mécaniciens de Mercedes, situés juste en face, à des risques inutiles. C'est pour cette raison que la vitesse maximum dans la voie des stands a déjà été réduite de 80 à 60 km/h entre les journées de vendredi et samedi. Ce virage étroit génère également des craintes en cas de pluie, ce qu'a confirmé Toto Wolff.

"Je suis particulièrement sensible à ça après ce qui s'est passé en DTM", explique le directeur de Mercedes, faisant référence à des incidents survenus en Hongrie récemment, lorsque plusieurs personnes avaient été blessées dans les stands sous la pluie. "Nous avons connu de terribles accidents, avec de vilaines blessures, des voitures qui partaient en aquaplaning vers des gens et vers l'équipement des stands."

"Demain [dimanche] en cas de pluie, c'est clairement une source de préoccupation. Mais nous avons 100% confiance en Charlie [Whiting, directeur de course] et son équipe quant au fait d'avoir réduit la vitesse maximum. Ça ira."

Lors du briefing des pilotes, Lewis Hamilton s'est étonné de l'attribution du tout premier garage de la voie des stands à Mercedes, alors que dans le même temps certains box sont vides à l'autre bout de la pitlane, ou occupés par la FIA. Un point de vue partagé par d'autres pilotes.

"Nous les pilotes, d'une certaine manière, nous sommes protégés", explique Daniel Ricciardo. "Ce sont les mécaniciens qui courent un risque. Le dessin de l'entrée des stands n'est pas le meilleur qui soit, et c'est une pitlane si longue. Je suis certain que Lewis ne m'en voudra pas de le citer, mais il a demandé pourquoi nous devions faire commencer les stands dès le début de la voie, pourquoi ne pas les décaler ?"

"Nous ne serions pas en train de prendre un virage près des mécaniciens, ni en train d'en parler. Je pense qu'il a soulevé un bon argument, c'est quelque chose qu'ils auraient pu faire facilement. Sur le mouillé, nous devrons être prudents."

Une sortie dans la trajectoire de course

Outre l'entrée, la sortie de cette voie des stands inquiète également, car elle envoie les monoplaces directement dans la trajectoire prise par un pilote déjà en piste. Une situation délicate, amplifiée en cas de pluie par les éventuelles projections d'eau.

"Il faut être prudent", confirme Carlos Sainz, inquiet à ce sujet. "L'entrée comme la sortie des stands, c'est quelque chose à quoi les pilotes prêteront une attention particulière, car on ne veut pas faire surchauffer les freins à l'entrée, et on ne veut pas heurter une voiture qui arrive à pleine vitesse à la sortie. Je pense que nous en sommes tous conscients, et nous savons tous que [dimanche] il y aura un arrêt à faire avec un peu plus de prise de conscience."

"Quand on sort de la voie des stands, on est dans la trajectoire, et ça dépend de la voiture derrière, car avec ces rétroviseurs on ne voit pas vraiment si quelqu'un arrive. Nous compterons un peu sur la radio, et sur la voiture derrière pour nous voir sortir de la voie des stands." 

Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries Formule 1
Événement GP de France
Circuit Circuit Paul Ricard
Type d'article Actualités
Tags castellet, pitlane