La sécurité des vibreurs "boudins" mise en cause après des blessures

Sebastian Vettel et George Russell, responsables du GPDA, ont exprimé des inquiétudes au sujet des vibreurs "boudins" après des incidents ayant provoqué des blessures au dos lors de courses récentes.

La sécurité des vibreurs "boudins" mise en cause après des blessures

Plusieurs incidents ont eu lieu à Austin, dans le cadre du Grand Prix des États-Unis, impliquant les "boudins" installés pour tenter de limiter les passages hors piste des pilotes. Certains ont conduit à des fractures de compression au niveau de la colonne vertébrale, pour Abbie Eaton (W Series) et pour Christian Weir (F4), après passage sur ces vibreurs. En conséquence, les dispositifs du virage 2 ont été retirés avant la course du GP.

Surtout, un débat est né autour de cette manière de tenter de matérialiser les limites de piste, comme l'ont indiqué les directeurs de l'Association des pilotes de Grand Prix (GPDA), Sebastian Vettel et George Russell. "Je pense que le truc, c'est qu'il faut enlever ces vibreurs boudins, parce que nous avons eu deux blessures qui n'étaient pas nécessaires", a déclaré Vettel, interrogé par Motorsport.com sur les incidents d'Austin.

"Et je préfère avoir une conversation sans fin sur les limites de la piste, et peut-être qu'une fois vous allez être mécontent et une autre vous allez être satisfait. Je pense que nous pouvons trouver des solutions à cela. Mais l'essentiel est que nous trouvions une solution aux dos fracturés, qui consiste à retirer ces vibreurs boudins."

Russell a confirmé que le GPDA est désireux que ce sujet soit mis sur la table. "Globalement, c'est une question sur laquelle la F1 et la FIA doivent vraiment se pencher, car nous avons assisté à un autre incident assez dangereux en Formule Régionale, je crois que c'était à Monza", a-t-il déclaré lorsqu'il a été interrogé par Motorsport.com.

"C'est donc un sujet sur lequel le GPDA insiste auprès de la FIA pour que des améliorations soient apportées. Je ne sais pas quelles étaient les blessures exactes de ces pilotes, mais si quelqu'un s'est fracturé le dos, c'est inacceptable pour une aussi simple sortie."

"Je veux dire, nous voulons vivre dans un monde parfait, mais malheureusement cela n'existe pas. Les vibreurs sont placés là pour essayer de délimiter les limites de la piste, mais si cela se fait au prix de blessures, de blessures qui peuvent potentiellement avoir un impact sur la vie, alors c'est inacceptable. Il doit donc y avoir une meilleure solution ; même pas un meilleur compromis, juste une solution qui ne soit pas dangereuse."

Avant le début du Grand Prix de Mexico la semaine passée, des vibreurs identiques ont été retirés dans certains virages. Michael Masi, le directeur de course de la FIA, a toutefois indiqué que les cas devaient être traités individuellement. "Notre département sécurité enquête sur toutes sortes d'incidents de ce genre", a-t-il déclaré.

"C'est du cas par cas, donc le reste de l'année, nous les examinerons au cas par cas, là où ils se trouvent. Celui du virage 8 était très simple, en raison de la vitesse du virage et ainsi de suite. Après avoir examiné la configuration des virages 1-2, la façon dont l'herbe est présente et tout le reste, il a été décidé de les enlever, et c'est ce qui s'est passé jeudi."

"Je pense qu'il faut tout considérer au cas par cas, comme nous l'avons toujours dit. Ils ont tous des styles très différents : à Austin, par rapport à ce que nous avions [au Mexique], [il s'agissait de] deux choses complètement différentes. Donc nous devons simplement les examiner au cas par cas, où ils se trouvent, comment cela fonctionne, et regarder l'ensemble du des possibilités."

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