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Seidl : Le coronavirus est "le dernier avertissement" pour la F1

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Seidl : Le coronavirus est "le dernier avertissement" pour la F1
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15 avr. 2020 à 15:47

À la tête de l'écurie McLaren, Andreas Seidl estime que la crise du coronavirus constitue l'ultime rappel à l'ordre pour une Formule 1 qui doit prendre des décisions importantes afin de garantir son avenir.

Dans le climat de crise sanitaire et économique que crée la pandémie de COVID-19, les acteurs de la Formule 1 se mobilisent pour mettre en place des solutions pérennes qui garantissent l'avenir de la discipline ainsi que la survie des écuries. Les échanges ont été nombreux depuis un mois et des décisions importantes ont déjà été prises : report de la future réglementation technique, gel des châssis 2020 ou encore abaissement du futur plafond budgétaire.

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Sur ce dernier point, un premier consensus a été trouvé autour de 150 millions de dollars par an mais certaines écuries veulent aller plus loin. "Je crois que la crise que nous traversons actuellement est le dernier avertissement prévenant que la F1, qui était en mauvaise santé et non viable, a maintenant atteint un point où il faut de gros changements, des changements draconiens", alerte Andreas Seidl, directeur de McLaren. "Le plus important, c'est que nous franchissions la prochaine grande étape en matière de plafonnement budgétaire, car nous pensons que c'est absolument important désormais compte tenu de toutes les pertes financières auxquelles nous ferons face cette année."

"Nous savons que Jean Todt et Chase [Carey] ont de nombreuses réunions avec les équipes pour prendre des décisions afin de les protéger, aussi je crois afin de protéger l'avenir de la F1", ajoute-t-il. "Nous souhaitons que le plafond budgétaire soit le plus bas possible. Nous avons avancé le chiffre de 100 millions de dollars, ce à quoi nous serions favorables. Je vois clairement un engagement de chacun, comprenant que nous sommes dans une crise importante et que nous devons prendre de grandes décisions pour nous assurer de protéger les équipes et la Formule 1. J'espère encore que nous ferons un grand pas sur le plafond budgétaire dans les prochains jours, et que nous prendrons quelques décisions courageuses, car ce sera dans le meilleur intérêt, pas seulement pour nous mais pour tout le monde."

Andreas Seidl est convaincu par l'idée que porte Jean Todt, président de la FIA, lorsqu'il évoque la nécessité d'une "nouvelle donne" pour l'ensemble des sports mécaniques. "Si nous prenons aujourd'hui les bonnes décisions, sous la direction de la FIA et de la Formule 1, cette dernière peut être plus viable à l'avenir et en bien meilleure santé qu'elle ne l'a été ces dernières années", estime l'Allemand. "Au bout du compte, cela devrait aussi aider à améliorer la discipline, améliorer le spectacle, ce qui est pour le bien de chacun d'entre nous ainsi que pour nos fans."

McLaren milite pour un plafond à 100 M$

Andreas Seidl, Team Principal, McLaren

McLaren mène le front des écuries qui souhaitent aller plus loin avec le plafonnement budgétaire. Le projet initial, avant la crise du coronavirus, portait sur 175 millions de dollars par an et par équipe, tout en excluant des dépenses telles que le marketing ou le salaire des pilotes. Abaisser ce chiffre à 100 millions serait envisageable selon Andreas Seidl, qui estime que la F1 présenterait toujours "les voitures les plus rapides de la planète" tout en restant "à l'avant-garde en matière de technologie".

Une nouvelle réunion importante doit se tenir jeudi après-midi par visioconférence, alors que certaines grandes équipes ont manifesté des réticences lors des échanges de la semaine dernière. Elles ont notamment fait valoir le fait qu'elles devaient concevoir et produire des pièces pour des équipes clientes, induisant des dépenses supplémentaires. Ainsi, au nom de Ferrari, Mattia Binotto a estimé "que finalement, la réponse n'est pas un plafond unique et semblable pour toutes les équipes".

"Il est important de respecter les coûts de développement des équipes qui vendent des pièces à d'autres", admet Andreas Seidl. "Mais je crois que c'est quelque chose qui est de toute façon couvert, dans le règlement financier, avec la valeur dite théorique des pièces. Je ne vois donc aucune raison d'avoir des plafonds différents." 

Propos recueillis par Jonathan Noble et Luke Smith  

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Auteur Basile Davoine