SLF - Un week-end de transition pour Bordeaux

La neuvième étape du calendrier SuperLeague Formula a amené le paddock sur le nouveau circuit de Portimao, en Algarve, dans le sud du Portugal

La neuvième étape du calendrier SuperLeague Formula a amené le paddock sur le nouveau circuit de Portimao, en Algarve, dans le sud du Portugal. Si la destination est prisée des vacanciers, le séjour n’a pas été une sinécure pour le club, qui apprenait à travailler avec une nouvelle équipe technique et un nouveau pilote pour poser de nouvelles bases.

Pour l’Espagnol Celso Miguez, c’était avant tout la discrétion qui s’imposait en arrivant ce week-end : avec seulement un Grand Prix d’expérience dans la série avec le club de l’Olympique Lyonnais, il y a quinze jours, le nouveau venu découvrait une nouvelle machine et une autre façon de travailler avec le team DriveX, en charge de la monoplace du FCGB. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le FCGB n’a pas eu de chance. En proie à de nombreux contretemps d’ordre technique, le team ne pouvait aborder les qualifications et donc la première course dans les meilleures conditions. Qualifié 18ème, Miguez sait qu’il n’aura pas la tâche facile : " Je me trouve de nouveau en phase de découverte avec la série, la voiture et mon équipe. En plus de cela, il faut assimiler un nouveau circuit et nous avons très peu de temps pour cela : autant dire que c’est difficile d’être dans le coup d’entrée de jeu. Mais la course va être animée et les conditions de piste seront différentes demain, avec la chaleur prévue et la gomme déposée par les GT qui courent avant nous. J’ai pour objectif de faire une bonne course 1 et de tirer le meilleur parti de ma position de départ en course 2 grâce à la grille inversée." Malheureusement, les espoirs du pilote FCGB ne se concrétiseront pas sous cette forme…

Le départ est prudent. "Je n’ai pas voulu prendre de risques en tentant quelque chose risquant de me laisser sur le carreau. C’est toujours délicat en Course 1, car si vous endommagez la voiture, votre Course 2 peut être également compromise si le team n’a pas le temps de réparer l’auto." Mais plus rapide que Maria de Villota (Atletico de Madrid), Celso doit tout de même se mettre en danger pour passer sa compatriote. "Après quelques tours, j’ai essayé de passer Maria de Villota à l’intérieur ; j’avais de la place, mais elle a fermé la porte et nous nous sommes touchés assez fort pour que mon auto ne soit plus en état de poursuivre la course." La monoplace rentrait aux stands, avec cependant la perspective intéressante d’un départ depuis la pole-position en Course 2, à la faveur de la grille inversée.


Pourtant, les espoirs des Girondins tombent rapidement à l’eau. En un tour, la messe est dite. "En Course 2, ça a été un cauchemar, puisque j’ai abandonné après être parti de la première place sur la grille. J’ai complètement perdu la voiture dans la dernière accélération du tour ; je ne pouvais rien faire, le volant vibrait énormément et bougeait tout seul. Ce n’était plus du pilotage. Comme il fallait passer à fond malgré tout, j’ai tenté, et l’arrière s’est dérobé. Fin de l’histoire." Miguez se retrouvait en fin de peloton mais devait abandonner au 13ème tour en raison de soucis avec la direction. Un week-end à oublier, mais qui aura eu le mérite de concentrer à peu près tous les problèmes possibles. "Maintenant, on a fait face à toutes les situations les moins amusantes," relativisait le pilote du FCGB à l’arrivée. "Il ne peut que se passer de meilleures choses maintenant, et nous avons appris de ces problèmes techniques. Nous saurons comment les éviter à l’avenir." L’expérience ne s’achète pas ; Le FCGB sait qu’il ne s’agit malgré tout que de sa première saison.

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Séries Formule 1
Pilotes Maria de Villota , Celso Miguez
Type d'article Actualités