Les "spectaculaires" F1 2017 n'auront pas le look "horrible" de 2012

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Adam Cooper
Par : Adam Cooper
8 févr. 2017 à 11:15

Selon Pat Symonds et Toto Wolff, les Formule 1 version 2017 seront plus esthétiques que leurs devancières et pourront remettre en cause l'ordre établi.

Fernando Alonso, Ferrari
Jenson Button, McLaren F1 Team
Jean-Eric Vergne, Scuderia Toro Rosso
Jenson Button, McLaren MP4-29
Sauber F1 Team
Sergio Perez, Sahara Force India F1 VJM07
Pat Symonds, directeur technuque Williams
Pat Symonds, directeur technique Williams
Toto Wolff, Directeur Exécutif Mercedes AMG F1 lors de la conférence de presse de la FIA
Kimi Raikkonen, Ferrari teste les pneus Pirelli 2017
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing teste les pneus Pirelli 2017
Max Verstappen, Red Bull Racing teste les pneus Pirelli 2017
Pascal Wehrlein, Mercedes AMG F1 teste les pneus Pirelli 2017

Pat Symonds, ancien directeur technique de Williams, a été l’un des artisans des nouvelles règles qui vont régir la saison à venir, dont les objectifs annoncés étaient une diminution sensible des temps au tour mais aussi une amélioration du look des Formule 1, avec la volonté de les rendre plus agressives et d'abandonner certaines caractéristiques peu esthétiques des saisons précédentes.

Pour lui, il s'agit d'un véritable pas en avant. "Je pense que les voitures vont être superbes", a déclaré Symonds à Motorsport.com. "J’ai dit précédemment que j’étais vraiment inquiet qu’elles fassent assez rétro, mais ce n’est pas le cas."

"Elles sont assez jolies. Comme toujours, nous aurions pu arranger les choses dans certains domaines et faire mieux pour améliorer l’esthétique des voitures, mais ce n’est pas comme les horribles choses [les marches sur les nez] que nous avons connues en 2012."

Remise en cause du statu quo

Toto Wolff, le directeur exécutif de Mercedes, explique que les F1 vont être "spectaculaires" mais que, sur le plan des performances, les risques de se tromper dans le design des nouvelles voitures sont plus importants.

"Je suis plus excité par le fait de voir comment les nouvelles voitures vont être parce que nous nous attendons à ce qu'elles soient plus rapides. Elles sont spectaculaires, et elles seront bien plus physiques pour les pilotes."

"Mais quand il y a un tel changement de règlement, il y a des opportunités et des risques, et nous avons établi des objectifs agressifs par rapport à là où nous pensons que la voiture doit se trouver, et le moteur aussi. Nous poussons à fond pour atteindre ces objectifs, mais ces objectifs seront-ils suffisants ou d'autres équipes vont-elles faire mieux que nous ? Nous ne savons pas."

"Mais qu'il s'agisse d'un changement de réglementation ou pas, c'est toujours l'époque de l'année où nous sommes tous très sceptiques, où nous nous questionnons sur le point de savoir si nous avons fait un travail suffisant. Ça a toujours été notre mentalité au sein de l'équipe. Ça ne rend pas nos journées meilleures mais c'est comme cela que nous fonctionnons."

Pat Symonds estime lui aussi que la hiérarchie risque d'évoluer : "En termes de course, je pense que nous ne savons pas à quoi nous en tenir, mais je crois qu’il s’agissait d’une bonne opportunité de changer le statu quo, et je pense que c’est une assez bonne chose, juste parce qu’il s’agit d’une remise à zéro. On peut comprendre pourquoi Mercedes n’était peut-être pas vraiment enthousiaste par rapport au changement."

Problèmes de dépassements

Symonds reconnaît toutefois que l’augmentation de l’importance de l’aérodynamique dans la réglementation présente le risque de rendre les dépassements plus compliqués, cette question n’ayant pas été évoquée lors des discussions. "Le mémoire, pour ce que cela vaut, était de rendre les voitures cinq secondes plus rapides. Il n’y avait même pas d’explication sur pourquoi nous devions faire cela."

Le technicien espère qu’avec l’aide de Ross Brawn, manager sportif de la F1, la discipline aura un plan plus cohérent pour l’avenir. "J’espère que, à tout le moins, nous aurons une stratégie en F1. Nous avions un Groupe Stratégique mais ils ne comprennent pas vraiment la signification de ce mot. Avec un peu de chance, on pourra réfléchir sérieusement à ces choses et, en plus de cela, on pourra regarder où nous pourrions nous situer dans les années à venir."

"J’ai toujours travaillé sur des projets sur trois ans. Je révise ces plans sur trois ans, je n’attends pas la fin de l’échéance pour recommencer ; je me penche dessus tous les six mois, je les prolonge de six mois, et je vois ce qui est valide et ce qui ne l’est pas. Je pense que la F1 a besoin de faire quelque chose de similaire - cinq années au lieu de trois, en raison de sa complexité."

Avec Adam Cooper

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Séries Formule 1
Auteur Adam Cooper
Type d'article Actualités