Formule 1
26 sept.
-
29 sept.
Événement terminé
10 oct.
-
13 oct.
Événement terminé
24 oct.
-
27 oct.
Événement terminé
01 nov.
-
03 nov.
Événement terminé
14 nov.
-
17 nov.
Événement terminé

Stratégie - Verstappen est-il armé pour jouer les durs ?

partages
commentaires
Stratégie - Verstappen est-il armé pour jouer les durs ?
Par :
9 juin 2019 à 14:51

Voici les clés stratégiques en vue de la course du Grand Prix du Canada 2019 de Formule 1, sur le Circuit Gilles Villeneuve de Montréal, avec un éclairage tout particulier de la situation de Max Verstappen.

La piste québécoise a depuis le début du week-end réservé quelques surprises aux pilotes en termes de dégradation et de comportement des pneus. Si bien que Mercedes et Ferrari n'ont pas pris le risque de s'élancer en gommes tendres. Ce sont en effet les mediums que chausseront Sebastian Vettel, Lewis Hamilton, Charles Leclerc et Valtteri Bottas, avec en vue une course à un arrêt et une gestion pneumatique moins contraignante du premier relais.

Il s'agit selon les simulations de Pirelli de la stratégie idéale, comme le montre le tableau ci-dessous :

Estimations 1er relais 2e relais 3e relais
La plus rapide  35 à 40 tours  30 à 35 tours  
La 2e plus rapide  5 à 8 tours  62 à 65 tours  
2 arrêts la plus rapide, bien plus lente  5 tours  32 tours  33 tours

Au-delà de donner un peu plus d'air sur le plan de la dégradation, la stratégie du départ en mediums présente l'avantage d'éviter d'avoir à s'arrêter tôt. Dans ces conditions, et alors que la majorité des pilotes du top 9 devront s'élancer en tendres, cela représente un certain avantage pour les concurrents qui se sont arrêtés en Q2 ou en Q1, qui auront tout loisir de choisir leur arme de départ. De plus, le Circuit Gilles-Villeneuve n'étant pas une piste où dépasser est problématique, il sera difficile d'imaginer, pour les pilotes chaussés de tendres, pouvoir allonger très longtemps leur relais avec des gommes en mauvais état. 

Lire aussi:

Parmi les pilotes qui n'ont pas pris part à la Q3, il faudra notamment garder un œil sur Max Verstappen : le Néerlandais, piégé en Q2 après une tentative de Red Bull de se qualifier en mediums, aurait peut-être tout intérêt, au vu de leur tenue et des températures plus chaudes attendues à Montréal, à prendre le pari modérément risqué de monter les durs et pas les mediums. Cette stratégie aurait le mérite de pouvoir le décaler vis-à-vis des Mercedes et des Ferrari et de lui offrir potentiellement, si les circonstances de course sont avec lui et en fonction de sa capacité à remonter rapidement le peloton ainsi que de son rythme de course, une bonne position de piste après l'arrêt des pilotes de pointe.

Il aurait alors éventuellement une chance, si jamais le Safety Car apparaissait au(x) bon(s) moment(s), de faire un gros coup tout en gagnant des places et/ou en terminant la course sur des gommes plus performantes (il dispose de trois trains de tendres neufs) avec une piste pleinement gommée et une monoplace déchargée en carburant. Dans ce scénario, il apparaît probable que le rythme de la RB15 puisse de toute façon au minimum lui permettre d'accrocher un top 5 ou 6, résultat qu'il obtiendrait sans doute sans problème en partant en mediums mais avec un peu moins d'opportunités de profiter des événements de course.

Toutefois, il est bon de rappeler que, si sur le papier cette tactique peut s'avérer séduisante, son plein fonctionnement dépend de paramètres nombreux dont certains ne sont pas entre les mains de l'écurie et du pilote. Le rythme intrinsèque des leaders (voitures et pneus plus performants) peut rapidement leur ouvrir une fenêtre d'arrêt au stand vis-à-vis du #33, plus encore si celui-ci ne se débarrasse pas assez vite des monoplaces parties devant lui. Également, le Safety Car (ou VSC) pourrait tuer dans l’œuf la stratégie du départ en durs si jamais il intervenait un peu tardivement dans le premier relais des leaders, ce qui les autoriserait à pouvoir monter les durs également en minimisant la perte de temps et/ou de places. Il faut en effet bien insister sur le fait que les durs ont une durée de vie d'une soixantaine de tours selon Pirelli, rendant les fenêtres d'arrêt au stand extrêmement larges. 

En attendant, voici les trains disponibles pour les pilotes lors de la course :

Trains de pneus pour la course

 

Article suivant
Grosjean et les "Jeux olympiques de la malchance"

Article précédent

Grosjean et les "Jeux olympiques de la malchance"

Article suivant

Alerte hydraulique pour Hamilton avant le GP du Canada

Alerte hydraulique pour Hamilton avant le GP du Canada
Charger les commentaires

À propos de cet article

Séries Formule 1
Événement GP du Canada
Catégorie Course
Lieu Circuit Gilles-Villeneuve
Auteur Fabien Gaillard