Susie Wolff - Frapper à assez de portes pour que l'une d'elles s'ouvre

Susie Wolff a pris le volant à l'occasion de deux séances d'Essais Libres 1 cette année

Susie Wolff a pris le volant à l'occasion de deux séances d'Essais Libres 1 cette année. La première, à Silverstone, fut bien courte, sa Williams devant s'immobiliser sur le bas-côté en raison d'un ennui mécanique. Pour la seconde occasion, dès la manche suivante en Allemagne, la jeune femme fut en mesure de montrer qu'elle pouvait mener le programme attendu d'elle pendant 90 minutes tout en réalisant un chrono difficile à analyser, mais la plaçant au cœur d'un plateau serré.

Pas là (que) pour la pub

Naviguant entre réalisme et espoir, Wolff répète à l'envi que son rôle au sein du team ne se limite pas à un apport souriant au département des relations presse.

Régulièrement dans les magazines lifestyle peu familiers avec le monde des sports mécaniques, la présence de Wolff intéresse la presse généraliste, qui trouve là une belle histoire à relater, à grand renfort de photographies la mettant en scène parée de robes, d'autos Mercedes, ou agitant des cocktails au Martini.

"Je ne suis pas ici pour le marketing ou pour une opération publicitaire; j'ai eu une chance et elle s'est bien déroulée; et ça a mené à ça", défend-elle une nouvelle fois dans le magazine masculin Esquire. "J'ai reçu tant de gentils messages de jeunes femmes au sujet du fait que je suis en F1 et à propos de ce que je fais".

En dépit du fait de ne plus avoir pris le départ d'une course depuis sa saison DTM 2012 avec Mercedes, Wolff parle comme si affronter le peloton était son quotidien.

"J'aime être seule avant une course. Je me prépare tôt en avance, et suis généralement la première dans la voiture. Je connais des gars qui prennent avec eux un grigri ou portent quelque chose de spécial sous la combinaison, mais je n'ai pas de rituels comme cela. Pas de musique avant, rien".

La question de sa féminité revient systématiquement et la réponse est toute prête.

"Lorsque je porte mon casque, on ne peut pas dire quel est mon sexe. La course est différente de tous les autres sports en ce sens; ça ne fait rien que je sois un garçon ou une fille. Peu importe. Je dois répondre à la question du genre dans chaque interview, mais je me concentre sur la performance : c'est tout ce qui compte. Si je n'avais pas fait un bon travail dans la voiture, je n'aurais pas eu cette opportunité avec Williams".

Pas de places en 2015

Réaliste, Wolff sait cependant qu'elle n'a pas grand-chose à attendre en F1 au-delà d'un rôle de pilote de tests, une fois que tous les autres sont passés avant.

Cette année, le réserviste de l'équipe Williams se nommait Felipe Nasr. Le Brésilien aurait été celui qui aurait dû pallier à une absence de l'un des titulaires si cela avait été nécessaire en weekend de course, et son départ vers l'équipe Sauber ne change sans doute pas fondamentalement la donne pour la jeune Ecossaise. Même pour les tests d'après-saison d'Abu Dhabi, Williams a préféré aligner Valtteri Bottas mardi et

Felipe Nasr mercredi

.

"Cela ne sert à rien de rêver debout en disant 'oui, je veux être sur la grille en 2015'", reconnait-elle. "Il n'y a pas de places en 2015. Williams a re-signé Felipe [Massa] et Valtteri [Bottas], ce qui est la bonne décision. Ce sont tous deux de super pilotes. Pour moi, il est question de chercher une opportunité dans le sport et dans le team. Je suis très fière de faire partie de Williams et n'ai aucun intérêt à partir. Donc, il s'agit juste de frapper à des portes assez souvent pour qu'une fois, une opportunité vienne peut-être".

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Séries Formule 1
Pilotes Susie Wolff , Valtteri Bottas , Felipe Nasr
Équipes Mercedes , Sauber , Williams
Type d'article Actualités