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Todt jugerait "déplacé" de forcer les pilotes à ployer le genou

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Todt jugerait "déplacé" de forcer les pilotes à ployer le genou
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Président de la FIA, Jean Todt ne veut pas contraindre les pilotes à des gestes qui pourraient les mettre mal à l'aise dans la lutte contre le racisme, mais il salue la bataille menée par Lewis Hamilton dans ce domaine.

Alors que le sujet de l'antiracisme a pris de l'ampleur ces derniers mois, aux États-Unis mais aussi dans le monde entier, les pilotes de Formule 1 ont manifesté leur soutien à cette cause sur la grille de départ des différents Grands Prix depuis le mois de juillet – la plupart en mettant un genou à terre, geste fréquemment réalisé dans le domaine du sport pour exprimer le rejet des discriminations ethniques, d'autres préférant rester debout, mais tous arborant le message "End Racism".

Cette manifestation, qui était officielle lors du Grand Prix d'Autriche, s'était toutefois faite quelque peu à la va-vite lors des courses suivantes, celles de Styrie et de Hongrie. Plusieurs pilotes tels que Lewis Hamilton et Sebastian Vettel ont demandé aux instances dirigeantes d'agir davantage, et la FIA a finalement réservé un créneau à cette cause dans les cérémonies d'avant-course à Silverstone.

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Jean Todt, président de la fédération, indique avoir eu des discussions "très constructives" avec le sextuple Champion du monde à ce sujet, avec de nouvelles directives censées "traiter le sujet de manière plus structurée", en raison d'une manifestation qui n'était "pas aussi organisée qu'elle n'aurait dû l'être" en Styrie et en Hongrie.

"Bien sûr, nous sommes heureux d'apporter une attention toute particulière au sujet de la fin du racisme, nous le ferons tant que les gens voudront le faire", indique Todt. "Je trouve néanmoins qu'il serait complètement déplacé de forcer les gens à faire quelque chose qu'ils ne veulent pas faire. Je trouve qu'il faut les respecter. Nous avons des gens qui vont à l'église, au temple, à la synagogue. Nous devons respecter ça."

Lorsqu'il lui est demandé s'il fait référence aux pilotes quand il parle des "gens", le Français répond : "Des gens, peu importe. Je veux respecter chaque croyant. Et pour moi, ce qui compte, c'est la vie [référence au slogan Black Lives Matter, 'les vies noires comptent', ndlr]. Ma femme est chinoise. Je pense qu'elle mérite la même attention que les blancs, les noirs. Tout le monde a besoin d'attention. La couleur, la religion... Nous avons besoin de tout le monde. La vie compte."

Lewis Hamilton, Mercedes-AMG F1, Sebastian Vettel, Ferrari, et les autres pilotes sur la grille pour montrer leur support à la campagne

Seul pilote noir en Formule 1, Lewis Hamilton a pris les devants dans la lutte contre le racisme, créant sa propre commission pour améliorer la diversité en sport automobile et exhortant ses pairs, les teams et les instances dirigeantes à agir. Seule son écurie, Mercedes, a annoncé un projet plus ou moins concret en ce sens – celui de recruter davantage d'employés issus de minorités, ces derniers représentant actuellement 3% de l'équipe seulement.

Jean Todt salue le dévouement du pilote britannique : "Je respecte quelqu'un qui a des convictions et qui essaie d'utiliser son image, sa voix, son leadership pour protéger quelque chose. Il y a tant de choses, malheureusement, que nous voulons améliorer. Je suis très impliqué en tant que président de la FIA et en tant qu'Envoyé spécial de l'ONU pour la sécurité routière, pour les victimes de la route. J'admire vraiment les gens qui s'engagent pour quelque chose où ils pensent pouvoir apporter quelque chose. Clairement, il peut apporter quelque chose ici. J'admire ça, et nous contribuerons autant que nous le pourrons."

Hamilton, quant à lui, ne désespère pas de voir un jour tous les pilotes mettre le genou à terre lors de la manifestation d'avant-course. Ils sont désormais sept au lieu de six à rester debout, Kevin Magnussen préférant ne pas être associé au mouvement Black Lives Matter.

"Je ne vais pas vous dire si je pense que tout le monde doit [mettre le genou à terre] ou non", commente le pilote Mercedes. "Mais si l'on regarde tous les autres sports – regardez le basket-ball, le football, les équipes espagnoles, les équipes italiennes, les équipes du monde entier – peu importe la nationalité, ils le font tous dans l'unité. Il y a des joueurs de Russie, des joueurs d'Espagne." Hamilton fait ici référence à Daniil Kvyat, qui a déclaré que son pays ne lui permettait pas de mettre un genou à terre, et à Carlos Sainz, qui a indiqué que ce serait contraire à sa culture.

"Je pense donc que c'est un travail en cours. Mais quand la raison de ne pas le faire est peut-être la manière dont on pense que cela serait perçu dans son pays, il suffit de regarder les autres sports, parce qu'ils le font. J'espère donc que peu à peu, nous pourrons être de plus en plus rassemblés et unis."

Propos recueillis par Luke Smith

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Auteur Benjamin Vinel