Toro Rosso sceptique quant à l'intérêt des voitures clientes

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Toro Rosso sceptique quant à l'intérêt des voitures clientes
Par : Benjamin Vinel
3 juin 2015 à 11:00

Carlos Sainz Jr., Scuderia Toro Rosso STR10
Daniil Kvyat et Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB11
Max Verstappen, Scuderia Toro Rosso STR10
Franz Tost, Scuderia Toro Rosso
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W06 devant son équipier Nico Rosberg, Mercedes AMG F1 W06
Will Stevens, Manor F1 Team

Les voitures clientes sont au cœur du débat en Formule 1, dans un contexte où la catégorie reine du sport automobile recherche des moyens à la fois de réduire les coûts et d'assurer un nombre d'équipes suffisant.

Or, outre la perte d'identité que cela pourrait représenter - la F1 étant basée sur la notion de constructeur - cela pourrait ne pas s'avérer aussi avantageux qu'on ne le pense sur un plan financier. C'est en tout cas l'opinion de Franz Tost, directeur d'équipe chez Toro Rosso.

"Ce serait une bonne façon de commencer pour une équipe qui arrive en F1, comme ce fut le cas pour Toro Rosso," reconnaît Tost pour Motorsport.com, faisant référence à l'époque où la petite Scuderia utilisait la Red Bull de l'année passée (en 2008), voire la même monoplace que l'écurie-mère (lors des saisons suivantes).

"Actuellement, j'ai un peu le sentiment que les gens sous-estiment les coûts pour une écurie cliente, car ce n'est pas aussi bon marché qu'ils le pensent tous," poursuit l'Autrichien. "Si on veut être une écurie cliente compétitive, il faudra acheter auprès d'une équipe de pointe. Et ils travailleront à un haut niveau, pas seulement du côté technique mais aussi du côté financier. Ce sera assez cher ; ça ne coûtera pas rien."

40% ou 50% du budget d'un top team

En raison des coûts particulièrement élevés de notre ère, Tost doute que les voitures clientes permettent de les réduire suffisamment pour les petites écuries indépendantes.

"D'un côté, ce sera plus cher parce qu'on n'a pas l'intégralité des coûts liés à la recherche et au développement, à la soufflerie et tous ces trucs-là," admet-il. "Mais il faut construire les pièces, et cela coûte de l'argent."

Quel pourcentage du budget d'un équipe de pointe, dans ce cas, une écurie cliente devrait-elle dépenser ? "Je pense que ce serait 40 ou 50%," estime Tost. Ce qui correspond déjà environ à ce que dépensent actuellement de nombreuses écuries de milieu de tableau.

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Séries Formule 1
Auteur Benjamin Vinel
Type d'article Actualités