Trainée et appui, les données les plus difficiles à collecter en tests

Les monoplaces F1 sont affublées de centaines de capteurs en tout temps, mais arborent encore plus de matériel de mesure et de collecte de données lors des essais hivernaux, comme on le verra une nouvelle fois à Jerez dans quelques jours

Les monoplaces F1 sont affublées de centaines de capteurs en tout temps, mais arborent encore plus de matériel de mesure et de collecte de données lors des essais hivernaux, comme on le verra une nouvelle fois à Jerez dans quelques jours.

S’il existe un consensus chez les ingénieurs concernant le fait que rien ne remplace les véritables tests physiques sur un circuit, certaines données restent difficiles à acquérir et interpréter, y compris sur circuit. C’est le cas des données relatives à la résistance de l’air et aux charges d’appui influençant l’équilibre des autos.

"Les choses les plus difficiles à mesurer sont l’appui et la trainée", confirme Pat Symonds, Directeur Technique de l’équipe Williams, à F1 Racing. "Nous ne disposons pas du tout de moyens directs de mesurer la trainée, et l’on contourne donc cela en mesurant le couple moteur à une vitesse constante, tout en essayant de prendre en compte la résistance non aérodynamique".

Une autre méthode consiste à laisser le véhicule en roues libres à une vitesse donnée, et d’essayer de voir quelle est la contribution de la trainée aérodynamique dans la décélération résultante.

"Il est tout aussi compliqué de mesurer les appuis", avoue l’ingénieur. "Nous avons des capteurs de force dans les fixations de suspensions mais ils ne mesurent pas uniquement l’appui, qui augmente constamment avec la vitesse. Ils mesurent aussi le transfert des masses associé à la prise des virages, du freinage et de l’accélération. On essaie de séparer cela, mais ce n’est pas évident".

La localisation physique des capteurs ne permet également de collecter que des données souvent partiales –et partielles- en raison des éléments perturbateurs entourant la zone en question.

"L’autre problème pour quantifier l’appui avec des capteurs montés sur le châssis est qu’une grande partie de notre charge globale est générée par de nombreux winglets sur le conduit de frein", confirme Symonds. "Ils produisent une charge directement sur le montant et les pneus, et ne sont donc pas mesurés par un capteur posé sur le tirant".

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