Chaises musicales : quelle suite pour Ricciardo et Kvyat ?

La silly season est pleinement engagée avec l'annonce de la prolongation contractuelle de Max Verstappen chez Red Bull jusqu'en 2020. Quid, maintenant, des choix de Daniel Ricciardo, l'un des hommes les plus sollicités de la grille ?

Lors de la séance d'EL1 du GP des États-Unis, une équipe F1 a aligné deux nouveaux pilotes en cours de saison pour la première fois depuis 23 ans. Bien entendu, les  line-up  totalement changés en début de saison ont été légion sur cette période, mais le cas de ce vendredi représentait une extrême rareté : Toro Rosso a en effet aligné Sean Gelael et Brendon Hartley, qui remplaçaient respectivement Carlos Sainz et Pierre Gasly.

Gelael a cédé son baquet pour les EL2 et le reste du week-end à un Daniil Kvyat remplaçant donc lui-même officiellement… son ancien équipier Carlos Sainz, et récupérant ainsi la mécanique et les attributions d’unité de puissance de l’auto de l’Espagnol ; tandis que le package dont disposait le Russe avant sa mise à en pointillés en faveur de Pierre Gasly est désormais entre les mains de Hartley.

Le divin enfant Verstappen reste dans l'étable

Helmut Marko, roi-mage Red Bull, aura donc connu une semaine chargée, d’autant plus que celle-ci fut aussi ponctuée par la grande nouvelle du prolongement de l’accord liant la firme autrichienne à son élu Max Verstappen, jusqu’en 2020 inclus.

"Nous avons lancé Max en Formule 1, il a remporté sa première victoire, et maintenant nous voulons qu'il devienne le plus jeune Champion du monde de l'Histoire de la Formule 1", sourit-il sans retenue au micro de Sky Sports. "Les deux pilotes [avec Ricciardo] auraient pu être libres après 2018, donc nous avons tenté de nous assurer la présence d'au moins l'un d'entre eux. Max nous a demandé de rester jusqu'à 2020. Cela montre à quel point il nous fait confiance."

Verstappen, qui se savait très observé et était l’un des rouages de la mécanique du marché des transferts, signe avec une confiance dans le fait que cet objectif de devenir plus jeune Champion du monde de F1 de l’Histoire doit et peut être complété avec le groupe à qui il doit tant.

"En fin de compte, peu importe, maintenant. J'ai prolongé, évidemment", ponctue le Néerlandais. "Nous avons connu des moments difficiles cette année, mais nous avons vraiment progressé. Peut-être que c'était bien que ces choses-là se produisent, on apprend beaucoup. Pour les prochaines années, nous pouvons être forts."

L’avenir de Ricciardo encore ouvert

Ricciardo est un pilote lui aussi courtisé, et reste à savoir si le challenge d’une équipe pour l’heure liée à l’unité de puissance cliente Renault jusqu’en 2018 et évaluant ses options pour la suite (Renault et Honda pouvant équiper le team avant l’arrivée possible d’Aston Martin comme motoriste en 2021), où se trouve par ailleurs l’enfant chéri Verstappen, est un environnement dans lequel l’Australien pense disposer des meilleures chances de coiffer une première couronne de Champion du monde. Peut-être sera-t-il tenté de suivre l'étoile du Nord trônant fièrement sur le drapeau australien.

Le #3 veut pour le moment évaluer les possibilités qui s’offrent à lui et sait que des offres de Mercedes, Ferrari et Red Bull peuvent se trouver sur la table pour la suite de sa carrière.

"Pour être honnête, ce n'est pas que j'ai dit non à quoi que ce soit, mais ça reste tôt, à mon avis. Les gens parlent des contrats et de la silly season pour l'an prochain. Cela reste tôt. Cela n'a rien à voir avec moi, mais le point positif de cette nouvelle [de l’annonce de la prolongation de Verstappen, ndlr], c'est que cela nous donne de la confiance pour l'an prochain. Son management et lui voient beaucoup de positif dans l'équipe. Je suis ici à 100% pour l'an prochain, et nous avons bon espoir de progresser dans la hiérarchie."

L'embarras du choix... et surtout l'embarras chez Toro Rosso ?

 "Vettel, Ricciardo, Max… Ils sont tous venus de Toro Rosso", se félicite Helmut Marko. "Le rôle de l'écurie est accompli. Mais le but n'est pas de toujours finir sixième. Ce nouvel accord moteur [Toro Rosso/Honda] permettra aux pilotes, quels qu'ils soient, de bien faire leur travail."

Reste à savoir si Daniil Kvyat est un pilote pouvant encore séduire le management de Red Bull pour une place chez Toro Rosso en 2018.

"Tout d'abord, je dois dire qu'il a fait du très bon travail sur le tour avec peu de carburant. Avec beaucoup de carburant, il avait plus ou moins la même vitesse. Nous vous le dirons après la course".

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A propos de cet article
Séries Formule 1
Événement GP des États-Unis
Sous-évènement Essais Libres 2
Circuit Circuit of the Americas
Pilotes Daniel Ricciardo , Daniil Kvyat , Max Verstappen , Sean Gelael , Pierre Gasly
Type d'article Analyse
Tags carrière, contrat, silly season, transferts