"Trop réfléchir" a handicapé Bottas en 2017

Pour sa première campagne chez Mercedes, Valtteri Bottas n'est globalement pas parvenu à se hisser au niveau de son coéquipier Lewis Hamilton, bien qu'il n'en ait pas été loin. Il estime que "trop réfléchir" lui a coûté cher.

"Trop réfléchir" a handicapé Bottas en 2017
Valtteri Bottas, Mercedes AMG F1 W08
Valtteri Bottas, Mercedes AMG F1
Valtteri Bottas, Mercedes AMG F1 W08
Valtteri Bottas, Mercedes AMG F1 W08
Podium : le vainqueur Valtteri Bottas, Mercedes AMG F1
Valtteri Bottas, Mercedes-Benz F1 W08
Valtteri Bottas, Mercedes-Benz F1 W08
Le vainqueur Valtteri Bottas, Mercedes AMG F1 lors de la conférence de presse
Valtteri Bottas, Mercedes AMG F1 W08
Podium : le vainqueur Valtteri Bottas, Mercedes AMG F1, le deuxième, Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1

Après deux victoires en première moitié de saison, Valtteri Bottas n'était qu'à 19 points de Lewis Hamilton à la trêve estivale, mais le Finlandais a connu une deuxième partie de campagne plus difficile, avec notamment une série de trois Grands Prix sans podium en octobre.

Bottas a ensuite redressé la barre en réalisant la pole position à Interlagos avant de dominer le week-end du Grand Prix d'Abu Dhabi, où il a signé le hat trick, mais il n'a pas été aisé de sortir de ce cercle vicieux.

"Après avoir eu de grandes difficultés pendant plusieurs courses, ce n'était pas facile mentalement, parce que j'étais vraiment dérouté au début, je me demandais ce qui se passait", déclare Bottas à Motorsport.com. "C'est sûr qu'on commence à douter de ce qu'on fait. Puis il faut aussi modifier son style de pilotage et s'adapter à de nombreuses choses différentes. On se rend soudain compte que ce n'est pas si simple. Puis c'est facile de trop réfléchir et le pilotage devient moins naturel."

"Mais ça va désormais dans une bien meilleure direction. S'il y a des difficultés similaires en 2018, j'y serai préparé. Et j'ai énormément appris de ces courses difficiles, donc je pense être un bien meilleur pilote que par exemple à Spa, en Malaisie ou au Japon."

Malgré le drastique changement de réglementation technique pour 2017, c'est surtout passer de la Williams à la Mercedes qui a décontenancé le nouveau pilote de la marque à l'étoile, qui l'a rejointe l'hiver dernier pour pallier la retraite surprise de Nico Rosberg. D'où, selon lui, l'avantage dont jouissait Hamilton.

"Ce qu'il a fait mieux que moi, je pense que cela vient principalement de l'expérience", estime Bottas, qui souligne des "différences certaines" entre leurs styles de pilotages. "Je pense qu'au final, mécaniquement, la voiture n'a pas vraiment changé par rapport à ces dernières années, en matière de comportement, et elle était très différente du comportement de la Williams. Donc il y avait beaucoup de choses à apprendre pour moi, et je rattrapais mon retard en permanence."

Le pilote Mercedes estime qu'il va être "un pilote bien plus complet et bien plus rapide en moyenne" cette saison, maintenant que l'écurie lui est familière. Il faut toutefois toujours composer avec l'exceptionnel talent naturel de son quadruple Champion du monde de coéquipier, ainsi qu'avec les liens étroits que Hamilton a noué avec la structure de Brackley lors des cinq dernières saisons.

"J'ai toujours su qu'il était extrêmement talentueux, et toujours rapide dans n'importe quelles circonstances. Mais cela vient aussi avec un dur travail, il travaille dur avec l'équipe", conclut Bottas.

Propos recueillis par Ben Anderson
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