Une usure pneumatique très élevée attendue à Suzuka

La longue série de déplacements outre-mer, qui marque la fin de la saison de Formule 1, débute ce week-end sur le magnifique circuit de Suzuka

La longue série de déplacements outre-mer, qui marque la fin de la saison de Formule 1, débute ce week-end sur le magnifique circuit de Suzuka. Pour affronter le tracé japonais, Pirelli a sélectionné les deux mélanges de gomme les plus durs de sa gamme, à savoir les P Zero Orange « Durs » et P Zero Blanc « Medium », apparus pour la dernière fois à Monza. Ces deux circuits sont très différents de par leurs caractéristiques, mais Suzuka a davantage d’éléments communs avec Spa : une autre piste constituée de longues courbes rapides, mais avec des contraintes latérales plus importantes encore. Les pneumatiques choisis sont par conséquents plus durs que ne l’étaient ceux fournis en Belgique (dur et medium au lieu de medium et tendre).

Le travail des enveloppes ne sera pas pour autant plus simple car la piste se caractérise par de nombreuses difficultés qu’il leur faudra affronter. En raison de l’abrasivité de l’asphalte, par exemple, l’usure est très élevée. Les prévisions laissent par ailleurs entrevoir de faibles températures, inhabituelles au Japon en cette période de l’année. Les précédentes éditions ont souvent été marquées par de fortes averses et la probabilité d’assister à une course sous la pluie est donc cette année encore bien réelle.

"Du point de vue du pilote, Suzuka est un circuit incroyable", commente Jean Alesi, ambassadeur Pirelli. "Sa technicité le rend différent de tous les autres. Je dirais même que le 130R est l’une des courbes les plus difficiles de la saison car la voiture doit être parfaitement réglée pour être collée au sol. Les « S » sont aussi très exigeants, car la moindre erreur vous pénalise dans tout le secteur et vous perdez un temps considérable".

Au fil des années durant sa carrière F1, Alesi a vu de nombreux types de conditions de piste au Japon.

"Nous avons beaucoup roulé sous la pluie ici, et dans ces conditions, la visibilité est extrêmement réduite. La surface de la piste évolue également beaucoup tout au long du week-end. En effet, si l’asphalte est « vert » et abrasif en début de meeting, il faut ensuite parfaitement analyser son évolution car il a un effet direct sur le fonctionnement de la gomme".

Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries Formule 1
Pilotes Jean Alesi
Type d'article Actualités