Vandoorne : "Ça m'a rendu bien plus fort"

Stoffel Vandoorne estime que les moments difficiles vécus cette saison chez McLaren-Honda ont fait de lui un pilote plus fort.

Lors du Grand Prix de Bahreïn 2016, Stoffel Vandoorne avait réussi ses débuts en Formule 1 en inscrivant le point de la dixième place, alors qu'il remplaçait Fernando Alonso, blessé. Une première pleine d'espoirs pour le pilote belge, qui entendait confirmer cette saison en devenant titulaire chez McLaren. Malheureusement pour lui, les problèmes à répétition rencontrés avec l'unité de puissance Honda sont venus se mettre en travers de son chemin, tandis qu'il a parfois eu du mal à tirer le meilleur du châssis lorsque le moteur accordait un peu de répit.

Néanmoins, la tendance a commencé à s'inverser dernièrement, grâce à des progrès réalisés par Honda et, pour Vandoorne, une meilleure compréhension des réglages de la MCL32. À Singapour, il a ainsi pu signer son meilleur résultat en F1 en décrochant la septième place. Revenant sur cette saison particulièrement compliquée, le Belge admet avoir beaucoup appris sur lui-même ainsi que sur la manière de s'adapter à une voiture.

"C'est la première fois de ma carrière que j'ai connu une période difficile", explique-t-il à Motorsport.com. "Dans toutes les formules de promotion où j'ai couru, habituellement je gagnais tout le temps. Bien sûr, de temps en temps il y avait une course difficile. Mais je n'ai jamais vraiment connu le fait de ne pas être suffisamment compétitif pour pouvoir me battre pour des résultats. Dans un sens, ça m'a rendu bien plus fort, en mettant l'accent sur différents détails. Travailler avec Fernando [Alonso] aussi, cela m'a sans aucun doute mieux préparé. Ce n'est pas une situation dans laquelle je souhaite être, mais quand les temps changeront et que nous serons compétitifs, cela m'aidera vraiment."

Un manque de roulage très handicapant

Selon Stoffel Vandoorne, c'est avant tout le manque de kilométrage dû aux ennuis de fiabilité récurrents de Honda qui l'a le plus handicapé. Ce manque de roulage l'a empêché de comprendre en temps voulu quelle approche était la meilleure avec sa nouvelle monoplace.

"Perdre énormément de temps de piste que nous aurions dû avoir a perturbé l'interaction avec les ingénieurs", précise-t-il. "Comme ça s'est vu, mon style de pilotage est assez différent de celui de Fernando, donc je demandais des choses différentes à la voiture. Dernièrement, tout est allé beaucoup plus dans mon sens en matière de réglages sur la voiture. Je me suis aussi adapté à certaines choses devenues meilleures. Toute la relation avec l'équipe, et l'effort que j'ai fourni pour ça, m'ont vraiment beaucoup aidé à mieux comprendre et à transformer cela en résultats."

"Au début, ce n'était pas facile", ajoute-t-il en évoquant plus précisément Honda. "Avant la saison, il y avait eu deux années difficiles pour l'équipe, et je pense que tout le monde avait le sentiment d'une bonne amélioration, d'une saison bien plus positive. Ça n'a pas été le cas."

"À partir des essais hivernaux, c'était très dur. Nous avons perdu beaucoup de kilométrage, et les premières courses n'étaient pas simples. Ensuite, les choses ont beaucoup changé. On trouve de nouvelles manières de se motiver, de nouvelles choses sur quoi mettre l'accent. Désormais, j'aborde chaque week-end très motivé, même s'il n'y a pas grand-chose à jouer. J'aborde chaque week-end en essayant d'en tirer le meilleur. Je suis certain qu'une fois que la voiture sera compétitive, ça paiera."

 Propos recueillis par Jonathan Noble

Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries Formule 1
Pilotes Stoffel Vandoorne
Équipes McLaren
Type d'article Actualités
Tags honda, moteur