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Ce que change Vasseur chez Ferrari pour pousser Red Bull à la faute

Dans un entretien qu'il nous a récemment accordé, Frédéric Vasseur est revenu sur le changement d'état d'esprit au sein de la Scuderia Ferrari, dans l'espoir de faire trébucher Red Bull.

Frederic Vasseur, directeur de la Scuderia Ferrari

Photo de: Mark Sutton / Motorsport Images

En prenant la succession de Mattia Binotto à la tête de Ferrari il y a un an et demi, Frédéric Vasseur se savait investi d'une mission : ramener la Scuderia sur le devant de la scène. D'abord, le Français n'a initié aucune révolution, puis il a mis l'accent sur les faiblesses qu'il a détectées tout en mettant en place une stratégie à plus long terme. À 55 ans et toute l'expérience du sport automobile qui va avec, il ne sait que trop bien qu'il n'existe aucune recette miracle pour un succès immédiat.

Il y a le concret qui saute aux yeux de tout le monde, avec le recrutement spectaculaire de Lewis Hamilton pour la saison prochaine ou les arrivées de nouveaux cadres dirigeants, comme celles annoncées cette semaine de Loïc Serra et Jérôme d'Ambrosio. Puis il y a les ajustements permanents et les évolutions constantes. L'autre point auquel tient invariablement Frédéric Vasseur, c'est l'état d'esprit. Et l'attitude nouvelle de l'écurie lors des week-ends de course est à ses yeux une part importante des changements qu'il a déjà su insuffler, en valorisant désormais la prise de risque.

"Il y a eu du recrutement technique, et nous avons procédé à des changements internes concernant le directeur sportif, la stratégie, etc. Je pense que ça fonctionne bien", répond le directeur de la Scuderia, interrogé en exclusivité par Motorsport.com sur ce qui a changé depuis sa prise de fonction. "Le bon sentiment que j'ai sur le muret des stands, c'est que l'ambiance est très calme. Il y a une bonne collaboration et je pense que c'est efficace."

"Mais l'autre changement, et c'est aux autres qu'il faudrait poser la question, c'est que je veux prendre des risques, car nos concurrents en prennent. Et je pense que c'est probablement l'ADN de Red Bull. Ils sont toujours à la limite partout. Je suis certain que même lorsque nous étions à six dixièmes l'an dernier, ce n'était pas parce qu'ils avaient une solution miracle qui leur procurait cet avantage, comme 20 chevaux de plus ou 15-20 points aéro de plus. C'est qu'ils sont juste un peu meilleurs que nous partout. J'essaie de faire évoluer la culture de l'entreprise pour que nous soyons un peu plus agressifs partout."

"Je ne sais pas pour ce qui est du passé, mais il est vrai que si l'on veut être du côté où l'on assure, sur chaque sujet, on prend un kilo de marge, deux degrés [d'angle d'aileron] de marge, deux millimètres de marge de hauteur de caisse", précise-t-il. "Ça rend alors le week-end beaucoup plus facile pour tout le monde mais à la fin, on laisse échapper trois ou quatre dixièmes."

Sortir Red Bull de sa zone de confort

Ferrari veut exercer une pression constante sur Red Bull.

Ferrari veut exercer une pression constante sur Red Bull.

Photo de: Mark Sutton / Motorsport Images

Depuis le début de la saison, Ferrari s'est solidement installée au deuxième rang du championnat constructeurs et a su saisir, avec Carlos Sainz, l'opportunité qui s'est présentée à Melbourne. À Miami en revanche, c'est McLaren et Lando Norris qui ont fait mouche pour profiter d'un coup de moins bien chez Red Bull. Néanmoins, ce scénario conforte Frédéric Vasseur dans sa vision des choses : la priorité désormais est de mettre les Champions du monde sous pression pour les pousser à commettre des erreurs.

Si on prend de la marge, on assure mais on ne progresse pas.

"L'année dernière, ils étaient dans une situation tellement confortable que nous ne les avons jamais, ou presque jamais, mis dans une situation où ils devaient prendre une décision", pointe-t-il. "Peu importe avec un plan A ou un plan B, ils étaient devant. Ce que nous devons faire, c'est être le plus proche possible et les pousser à se poser la bonne question, et à faire parfois un mauvais choix. Et lorsqu'ils commettent des erreurs, nous devons être là."

"L'objectif est d'être plus rapide qu'eux, c'est certain. Il ne s'agit pas de rester derrière et d'attendre qu'il se passe quelque chose. Mais l'année dernière, avec cinq ou six dixièmes [d'avance], ils étaient si tranquilles que même s'ils manquaient le départ, ils avait assez de marge pour dépasser une voiture par tour et se retrouver en tête après cinq tours. Si le groupe est beaucoup plus serré et que l'avance n'est plus que d'un ou deux dixièmes, on ne peut pas doubler [pour remonter]."

"Aujourd'hui, il y a une énorme convergence des performances. Parfois, pour un ou deux dixièmes, on peut passer de la troisième à la huitième place. Ça veut dire que si on laisse quelque chose sur la table, on est mort. Je pense donc qu'avec cette approche, on maîtrise mieux la situation en essayant d'être toujours à la limite. Et on peut améliorer la gestion de l'écart en travaillant dessus chaque week-end, à chaque séance. Si on prend de la marge, on assure mais on ne progresse pas. Donc [prendre des risques] est la direction à adopter pour l'équipe, collectivement. Je suis le premier à pousser pour ça. Et d'ailleurs, je suis le premier à accepter que l'on puisse faire des erreurs."

Propos recueillis par Jonathan Noble

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