Vasseur : "Pas de pilote numéro 1 mais s'il faut agir, j'agirai"

Alors que la hiérarchie des pilotes a pu poser des problèmes à Ferrari ces dernières années, Frédéric Vasseur est clair : même s'il n'y a pas de numéro 1 désigné, il n'hésitera pas à "agir" dès que ce sera nécessaire.

Charles Leclerc, Ferrari, et Carlos Sainz, Ferrari

Outre les divers problèmes rencontrés par Ferrari au cours de la saison 2022 et largement commentés depuis plusieurs mois, la question de la hiérarchie entre les deux pilotes, et notamment à partir du moment où Charles Leclerc a commencé à nettement se détacher de Carlos Sainz dès Imola, a peut-être été un peu moins présente mais s'est matérialisée de façon parfois cruelle. Ce fut par exemple le cas en Grande-Bretagne, où l'absence de décision claire à un stade précoce de la course a débouché sur une situation qui a mis en difficulté puis finalement coûté la victoire au Monégasque au profit de son équipier, sur fond de nouvelle erreur stratégique.

La saison s'est achevée sur un avantage de 62 points pour Leclerc, second, face à un Sainz "seulement" cinquième. L'Espagnol a fréquemment reconnu avoir souffert au volant de la F1-75, notamment dans la première partie de l'année. Toutefois, la Scuderia n'a jamais voulu se départir de son traitement égalitaire de ses deux hommes, d'autant plus quand la perspective des titres s'était éloignée.

Peu importe si c'est pour l'un ou l'autre, mais si à un moment de la saison, je dois faire quelque chose, je le ferai.

Fred Vasseur

Interrogé sur le sujet alors qu'il a pris ses fonctions de directeur au sein de Ferrari, Frédéric Vasseur s'est montré clair : la politique de l'absence de numéro 1 désigné est maintenue, mais il assure qu'il interviendra personnellement pour donner des consignes s'il juge que cela est nécessaire. "Nous avons deux très bons pilotes, tous les deux sont capables de faire le job", a déclaré celui qui a été le patron de Leclerc chez Sauber en 2018.

"Nous aurons la capacité de leur fournir exactement la même voiture, la même structure et le même soutien. Ce qui est clair, c'est que l'objectif est de gagner avec Ferrari et pour Ferrari. Il n'y aura pas de numéro un ou de numéro deux. Mais si à un moment donné, il faut agir, j'agirai. Peu importe si c'est pour l'un ou l'autre, mais si à un moment de la saison, je dois faire quelque chose, je le ferai."

Puis, interrogé sur le moment de la saison pour prendre une telle décision, il a ajouté : "La question n'est pas de prendre une décision en juin ou en septembre, il faudra agir et prendre une décision quand il sera évident que l'un est en bien meilleure position que l'autre. Pas avant. Cela pourrait être deux courses avant la fin, ou avant."

Lire aussi :

Avec Luke Smith et Jonathan Noble

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