Verstappen : "Au Brésil ça passait et là, je suis pénalisé"

Max Verstappen place la FIA et les commissaires devant l'incohérence des sanctions en Formule 1, illustrée selon lui par des décisions opposées entre les Grands Prix de São Paulo et d'Arabie saoudite.

Verstappen : "Au Brésil ça passait et là, je suis pénalisé"

Max Verstappen ne comprend pas pourquoi il a été pénalisé lors du Grand Prix d'Arabie saoudite pour sa défense face à Lewis Hamilton, estimant que sa manœuvre était similaire à celle d'Interlagos, pour laquelle les commissaires n'avaient pas ouvert d'enquête. Le Néerlandais estime que ce cas de figure confirme l'inconstance des décisions alors que le duel pour le titre mondial n'a fait que se tendre ces derniers mois, avant l'épilogue d'Abu Dhabi en fin de semaine.

Lors du Grand Prix de São Paulo, Verstappen avait résisté à Hamilton, plus rapide et bénéficiant du DRS, dans une manœuvre qui avait conduit les deux hommes à sortir de la piste au virage 4 avant de reprendre leur combat. L'incident avait été "noté" par la direction de course mais n'avait pas fait l'objet d'enquête, ce que Mercedes avait d'ailleurs contesté par la suite, en vain. Cette passe d'armes a beaucoup fait parler et la question a ensuite été largement abordée lors du briefing des pilotes au Grand Prix du Qatar, sans toutefois déboucher sur une réponse clarifiant la situation aux yeux de tous.

À Djeddah dimanche dernier, Verstappen a proposé une défense similaire lorsque Hamilton a tenté de le doubler avec l'aide du DRS et, encore une fois, les deux hommes ont viré au large et le Néerlandais a gardé l'avantage. En revanche, les commissaires ont cette fois ouvert une enquête puis ont sanctionné le pilote Red Bull d'une pénalité de cinq secondes.

"Bien sûr, il avait l'élan, un peu comme au Brésil, et évidemment, j'ai freiné tard, et je pense que j'étais un peu hors trajectoire à un moment donné", reconnaît Verstappen. "Je suis parti large, mais il n'a pas non plus pris le virage donc nous avons tous les deux manqué le virage, et je ne crois pas que ce soit juste de me pénaliser, mais c'est comme ça. Je trouve ça intéressant, d'être celui qui reçoit la pénalité alors que nous sommes tous les deux allés au-delà des lignes blanches. Au Brésil ça passait et là, tout à coup, je suis pénalisé pour ça."

Verstappen a par la suite reçu une autre pénalité, de dix secondes, pour "pilotage erratique" lorsqu'il a ralenti puis donné un coup de frein devant Hamilton alors qu'il voulait lui rendre la position. Ce temps cumulé de 15 secondes n'a rien changé au résultat final, qui a vu le Britannique s'imposer devant le Néerlandais et revenir ainsi à sa hauteur au championnat avant le dernier Grand Prix.

"On pouvait clairement voir que les deux n'ont pas pris le virage, mais ce n'est pas grave", conclut Verstappen, qui dit regretter l'importance prise par les polémiques. "Je ne passe pas non plus trop mon temps là-dessus. Nous devons aller de l'avant. Nous sommes à égalité de points désormais et je trouve que c'est vraiment excitant, pour le championnat comme pour la Formule 1 en général. Mais je l'ai dit auparavant lors de mon tour de rentrée [lorsqu'il a réagi par radio à sa désignation comme Pilote du jour, ndlr] : je crois que ces derniers temps, nous parlons davantage de lignes blanches et de pénalités que véritablement de Formule 1 et c'est, je pense, un peu dommage."

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