Verstappen : Changer de moteur n'apporterait pas grand-chose

Au moment où s'apprête à débuter l'avant-dernier Grand Prix de la saison, en Arabie saoudite, Max Verstappen a indiqué qu'un changement de moteur Honda n'apporterait pas à Red Bull un gain de puissance significatif.

Pour la première fois au calendrier de la Formule 1, l'Arabie saoudite propose un défi particulier avec un tracé ultra rapide où une vitesse moyenne de 250 km/h est attendue. Le circuit de Djeddah inquiète sur le plan de la sécurité mais en matière de performances, beaucoup s'attendent à ce que les Mercedes soient à leur avantage, notamment en termes de puissance.

La puissance, justement, avait été mise en avant au Brésil quand Lewis Hamilton avait changé de moteur à combustion interne (ICE) et profité d'un pic de performance pour effectuer une remontée de la dernière à la cinquième place en Qualifications Sprint, puis de la dixième à la première lors de la course du lendemain. Ce bloc moteur frais n'a pas été utilisé au Qatar par la suite, même si cela n'a pas empêché le Britannique de s'y imposer.

De retour dans la W12 pour Djeddah, tracé où les pilotes descendront a priori rarement en-dessous du cinquième rapport de boîte de vitesses, ce bloc est vu comme une force supplémentaire dans le giron Mercedes. À tel point que d'aucuns se sont demandé si Red Bull Racing n'avait pas tout intérêt à écoper d'une pénalité de cinq positions pour monter un ICE neuf afin de pouvoir rivaliser dans le domaine lors des deux dernières épreuves.

Toutefois, pour Max Verstappen, qui mène le championnat pilotes, cela ne serait pas de nature à changer la donne. "Eh bien, nous n'avons pas ce pic [de puissance] avec un nouveau moteur comme Mercedes", a-t-il expliqué devant les médias néerlandais. "Notre moteur est en fait assez constant tout au long de sa durée de vie. Donc faire un changement de moteur comme ça ne nous apporterait pas grand-chose."

Aussi, il assure que seule une inquiétude en termes de fiabilité serait de nature à déclencher un changement, même si sur ce plan, le V6 turbo hybride Honda ne semble pas montrer de signes de faiblesses. "De mon côté, il n'y a aucun doute à ce sujet. Je sais ce que j'ai en termes de moteurs et nous devrions normalement être capables de nous en sortir avec ce que nous avons."

Au sujet du circuit en lui-même, qu'il n'a parcouru que via simulateur en préparation de cette épreuve et par le biais d'une reconnaissance de piste ce jeudi soir, il attend de connaître l'adhérence, entre autres, pour se faire une idée plus précise. "Non [on ne peut pas dire à l'avance ce que ça va donner], parce que cela a aussi à voir avec les niveaux d'adhérence, bien sûr. C'est un peu comme au Qatar, là aussi on ne pouvait pas dire à l'avance comment ce serait."

"C'était fluide en tout cas. Pas de très grandes zones de freinage mais beaucoup de virages rapides. Nous devons attendre et voir comment ce sera dans la réalité, en termes de dynamique de ce premier secteur."

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Avec Ronald Vording et Erwin Jaeggi

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