Verstappen : Pirelli ne peut pas "faire porter le chapeau" aux équipes

Max Verstappen estime que Pirelli ne peut pas rejeter la faute des crevaisons du GP d'Azerbaïdjan sur Red Bull et Aston Martin.

Verstappen : Pirelli ne peut pas "faire porter le chapeau" aux équipes

Les défaillances pneumatiques de Lance Stroll et Max Verstappen au GP d'Azerbaïdjan et leurs conséquences n'ont pas fini de faire parler. Après Alpine et Lewis Hamilton, c'est au tour du Néerlandais d'évoquer le sujet, à la lumière des conclusions de l'enquête menée par Pirelli et du renforcement des mesures autour des pneus.

Ainsi, si le manufacturier italien a bien mis en avant un problème lié aux pneus à Bakou, il a précisé que celui-ci trouvait sa source dans les "conditions de roulage du pneu" , ce qui laissait planer le doute sur ce qui était véritablement en cause car le communiqué ne pointait pas de responsabilité claire. Or, dans la même séquence, la publication par la FIA d'une directive technique sur les procédures de contrôle des pressions pneumatiques a rapidement levé toute ambiguïté.

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Pirelli a d'ailleurs trouvé un soutien de poids dans la bataille médiatique qui se joue depuis une dizaine de jours, en la personne de Hamilton, qui a tout simplement déclaré en conférence de presse au Circuit Paul Ricard, où il était justement aux côtés de Verstappen : "Nous n'avons pas eu de problème avec nos pneus. [...] Je pense qu'ils ont fait un excellent travail avec les pneus cette année, ils sont plus robustes qu'avant, et je pense que dans ce cas particulier, ce n'est pas Pirelli qui est en faute."

Des mots qui sonnent forcément, en creux, comme une façon de pointer du doigt les écuries qui ont connu ces défaillances, qui avaient vite publié à quelques heures d'intervalle un court communiqué similaire pour prendre acte des conclusions de Pirelli tout en insistant que le fait que les prescriptions de la firme italienne avaient été pleinement respectées tout au long du Grand Prix.

Sans surprise, Verstappen a maintenu la ligne qui est la sienne depuis l'incident et défendu son écurie en attaquant Pirelli : "Bien sûr, ils ont expliqué qu'ils n'ont pas d'outils de mesure pendant la course, mais nous leur avons donné nos pressions de pneus et elles étaient dans les limites qu'ils ont fixées. Si ces limites ne sont pas correctes, nous n'y pouvons rien, nous suivons simplement ce qui est possible dans le cadre des règles. Si cela signifie que nous devons augmenter les pressions, nous le ferons, tout le monde le fera."

"Ils disent qu'ils n'avaient pas les bonnes mesures, mais nous les leur avons données après la course et il a été démontré que nous n'avions rien fait de mal. Et Aston Martin n'a rien fait de mal non plus. Donc, ils ne peuvent pas nous faire porter le chapeau. Je pense qu'ils doivent se regarder en face. Et nous sommes là, nous serions heureux d'aider."

"Ils avaient déjà augmenté les pressions entre vendredi et samedi [à Bakou], donc ça veut dire quelque chose. Peut-être que ce n'était pas assez. Nous allons augmenter la pression ici, c'est sûr, et j'espère que ce sera suffisant."

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Le Néerlandais s'en est également pris aux explications fournies par Pirelli. "Pour moi, c'est un peu vague ce qui est ressorti. Mais la seule chose que je peux dire, c'est que de notre côté, je pense que l'équipe a fait tout ce qu'elle devait faire. Ils ont suivi toutes les directives concernant la pression des pneus et autres. Donc, il n'y avait rien à chercher de ce côté-là."

"Je ne comprends pas vraiment... c'est sûr qu'on va augmenter les pressions ici pour ce week-end. Je suis sûr à 100% que nous allons le faire. Probablement que ça a quelque chose à voir avec ça, ce qui s'est passé à Bakou, mais ce serait aussi bien de savoir simplement si c'était lié à la pression des pneus."

"[Pirelli devrait] simplement s'exprimer : ce serait un peu plus facile à comprendre et je crois que l'explication que nous avons eue jusqu'à présent [n'était pas suffisante] parce que l'équipe n'a rien fait de mal."

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