Verstappen explique pourquoi Hamilton méritait une sanction plus sévère

Max Verstappen a expliqué pourquoi il estime que Lewis Hamilton aurait mérité d'être sanctionné plus sévèrement après l'accrochage du premier tour du GP de Grande-Bretagne.

À l'heure d'écrire ces lignes, l'audience de Red Bull en vue du réexamen éventuel, par les commissaires, de l'incident entre Max Verstappen et Lewis Hamilton et donc de la sanction infligée au Britannique, a débuté du côté du Hungaroring. L'incident, qui a fait couler beaucoup d'encre depuis une dizaine de jours, a vu les deux hommes s'accrocher à Copse dans le premier tour du GP avant un crash mesuré à 51 g pour le Néerlandais dans un mur de pneus.

Pénalisé de 10 secondes après avoir été jugé "principalement" responsable de l'incident, Hamilton a de son côté profité du drapeau rouge pour réparer sa monoplace avant de l'emporter dans les derniers tours face à Charles Leclerc. L'écart au championnat a été réduit à huit unités entre les deux prétendants à la couronne, même s'il faudra bien sûr attendre de voir ce que donnera l'audience puis le potentiel réexamen.

Red Bull a en tout cas clairement pris le parti d'une communication agressive envers Hamilton et Mercedes, dans laquelle l'un des axes centraux a été de considérer d'emblée que la pénalité était trop faible par rapport à l'incident et à ses conséquences. D'où, la demande de réexamen, comme cela est permis par le Code Sportif International, si l'écurie apporte des éléments de preuve pertinents et qui n'étaient déjà pas entre les mains des commissaires au moment de leur première décision.

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Même si la lettre de la décision rendue lors du GP de Silverstone a laissé entendre que la responsabilité de l'incident reposait en majorité mais pas entièrement sur Hamilton, Verstappen a de son côté clairement indiqué qu'il n'avait rien fait de mal : "Je me suis battu durement, j'ai défendu durement, mais pas de façon agressive, car si j'avais été agressif, je l'aurais poussé ou serré contre le mur intérieur", a-t-il déclaré en conférence de presse.

"Mais je lui ai laissé de l'espace, et ensuite j'ai juste ouvert [l'angle pour] mon virage et quand vous vous engagez à l'intérieur comme il l'a fait et sans lâcher, en s'attendant à avoir la même vitesse à cet angle que moi à l'extérieur, bien sûr vous allez me heurter. Je suis à l'extérieur, j'ouvre pour mon virage et je ne m'attends pas à ce qu'il y reste, et il a sous-viré dans l'arrière de ma voiture."

"Fondamentalement, vous éliminez votre principal rival, et surtout avec la vitesse de nos voitures, nous sommes à des kilomètres devant la troisième meilleure équipe", a-t-il ajouté, cette fois au sujet de la pénalité. "Nous avons facilement 40, 50 secondes d'avance dans des conditions normales. Donc une pénalité de 10 secondes ne change rien. Alors assurément, cette pénalité aurait dû être plus sévère."

Quant à son potentiel pourcentage de responsabilité, il a déclaré : "Je ne sais pas comment j'ai un pourcentage dans cette faute. Il tente cette manœuvre, il s'engage. Bien sûr, je vais lui rendre la tâche difficile. Mais à partir du moment où il tient l'intérieur et qu'il est à côté de moi, j'ouvre pour le virage et puis je lui laisse de la place."

"Ils ne s'attendent pas juste à ce que je sorte complètement de piste et ensuite que je garde ma position ; ils diraient probablement que l'on ne peut pas sortir de piste. Donc, de mon point de vue, [je suis] un peu surpris, oui, d'avoir un petit pourcentage [de responsabilité]."

S'appuyant sur la manœuvre qui a donné la tête à Hamilton à deux tours du but, sur Leclerc, qui a eu lieu dans le même virage mais avec un placement différent des deux pilotes en entrée et ensuite tout le long du virage (Hamilton prenant plus à l'intérieur et Leclerc plus à l'extérieur), il a déclaré : "Bien sûr, à ce moment-là, il savait qu'il avait la voiture la plus rapide, donc [c'était] juste une question de temps pour passer."

"Cela montre bien qu'il est possible de passer à l'intérieur, mais ensuite de lâcher plus, de ralentir un peu plus, et de ne pas heurter l'autre pilote. Je pense qu'en milieu du virage, j'ouvrais plus que Charles ne l'a fait. C'est un bon exemple dans la même course qu'il est possible de se battre dans ce virage."

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